Bruxelles, 04/03/2014 (Agence Europe) - L'ancien ambassadeur algérien à Bruxelles, Halim Benattallah, devenu ensuite secrétaire d'État à la communauté algérienne à l'étranger, met en cause la responsabilité de son pays dans l'attaque de Tiguentourine (In Amenas). « L'attaque de ce site n'est qu'un prétexte très instructif » pour cacher la « passivité », mieux encore, le délitement de la diplomatie algérienne, rapporte le quotidien Le Soir d'Alger.
Selon le journal, l'ancien diplomate, qui vient de rallier un candidat concurrent à l'actuel chef de l'État, estime que l'événement a « traduit le grand reflux diplomatique qui a été payé cash en la circonstance ». La « machine » diplomatique était, selon M. Benattallah, cité par le journal, « aphone, tétanisée, passive ». L'appareil diplomatique ne recevait que « quelques bribes d'informations, tandis que les ambassades concernées par leurs ressortissants en danger recevaient des informations en première main sur le déroulement des événements », dit M. Benattallah. Il cite également, parmi les défaillances, le dossier du Sahara. « L'Algérie a perdu l'initiative en se figeant dans une attitude qui lui a valu une effrayante cascade de retraits de reconnaissance ». (FB)