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Bulletin Quotidien Europe N° 11031
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) environnement

Semestre européen, la Commission publie deux études

Bruxelles, 04/03/2014 (Agence Europe) - Une transition vers une fiscalité plus verte et une protection accrue contre les risques d'inondation pourraient favoriser la croissance économique, selon deux études publiées lundi 3 mars par la Commission européenne (sur le site de la DG Environnement) et dont les résultats seront pris en compte dans le Semestre européen, exercice de coordination des politiques économiques. Ces études ont été publiées à dessein le jour où le Conseil Environnement réfléchissait à l'écologisation du Semestre européen dans le cadre de l'examen annuel de croissance 2014 (voir autre nouvelle).

« Investir dans la protection contre les risques d'inondation peut bénéficier à l'économie en général, notamment par l'intermédiaire de solutions basées sur la nature elle-même qui sont extrêmement rentables. En outre, des réformes de la fiscalité de l'environnement permettraient d'engranger des recettes presque deux fois plus importantes qu'actuellement pour les Trésors publics nationaux, avec des avantages pour notre environnement et la possibilité d'alléger la taxation du travail et de réduire le déficit. Il s'agit là d'un argument de taille en faveur d'un changement du statu quo », commente Janez Potoènik, commissaire européen à l'Environnement.

Sur la base des informations en provenance de 12 États membres, la première étude révèle qu'un déplacement de la pression fiscale du travail vers la pollution (en taxant davantage les facteurs de pollution de l'air et de l'eau, par exemple) générerait des recettes de 35 milliards d'euros en termes réels en 2016, qui pourraient atteindre 101 milliards d'euros en 2025. Des chiffres qui, selon la Commission, pourraient être nettement supérieurs, si des mesures visant à supprimer les subventions nuisibles à l'environnement venaient également à être prises. En 2025, les recettes potentielles pourraient varier entre un peu plus de 1% et un peu plus de 2,5% du PIB annuel, selon les États membres.

La deuxième étude porte sur les liens existant entre les politiques environnementale et économique, au nombre desquelles l'impact macro-économique des inondations, les meilleures pratiques à adopter pour encourager les PME à mettre l'accent sur l'efficacité des ressources, ainsi que les dépenses environnementales dans tous les États membres. Elle révèle notamment qu'investir dans des mesures visant à réduire les inondations est très rentable. Entre 2002 et 2013, cet investissement a été en moyenne de 6 à 8 fois inférieur au coût total approximatif des dégâts causés par les inondations dans l'UE, chiffré à quelque 150 milliards d'euros. Parmi les avantages que représente l'investissement dans une infrastructure respectueuse de l'environnement, c'est-à-dire la restauration des caractéristiques naturelles permettant la gestion et la rétention des eaux de crue, la Commission note, d'une part, de meilleurs résultats en matière de conservation de la biodiversité et, d'autre part, une diminution des coûts de construction. (AN)

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