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Bulletin Quotidien Europe N° 11003
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Les députés critiques sur l'exposé de la situation grecque

Bruxelles, 23/01/2014 (Agence Europe) - Les députés de la commission affaires économiques et monétaires du Parlement européen se sont montrés plutôt durs avec le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, lors d'un débat qui a tourné autour de la situation économique du pays plutôt que sur les priorités de la présidence grecque du Conseil Écofin, mercredi 22 janvier.

La présidente de la commission ECON, la Britannique Sharon Bowles (ADLE), a par ailleurs été contrainte de recentrer le débat, avec un succès tout relatif.

Aujourd'hui, « nous assumons la présidence du Conseil de l'UE comme un pays en convalescence et non comme un pays en crise », s'est félicité M. Stournaras. Un constat un peu rapide et pas forcément partagé par la population, lui ont néanmoins rétorqué certains députés. Citant les chiffres du chômage, le député britannique Ashley Fox (CRE) a en effet demandé au ministre grec comment il pouvait considérer les performances économiques enregistrées par son pays comme un succès.

« L'économie ce n'est pas tout noir ou tout blanc », s'est défendu M. Stournaras, estimant qu'il y avait toujours un décalage dans le temps pour que les résultats positifs se reflètent concrètement dans la vie quotidienne. « La situation s'améliore à un rythme plus soutenu », a-t-il ajouté, promettant de revenir à la fin du semestre avec davantage de bonnes nouvelles pour l'emploi et la croissance. Répondant à une question de Philippe Lamberts (Verts/ALE, belge), M. Stournaras a rappelé que les objectifs de recettes fiscales avaient été dépassés en 2013, pour la première fois depuis des années.

Le ministre grec a également rappelé que ses partenaires européens avaient fait preuve de solidarité envers la Grèce, dans une réponse donnée à son compatriote Nikos Chountis (GUE/NGL), qui considérait notamment que l'on avait sacrifié le pays pour sauver les banques européennes. Et la zone euro se tient prête à agir davantage, a encore argumenté le ministre, rappelant l'accord de novembre 2012 sur la réduction de la dette grecque. Les prêts à Athènes sont certes assortis de taux d'intérêts très bas et de longues maturités mais travailler sur ces facteurs est envisageable et d'« autres manières » de réduire le fardeau de la dette grecque sont possibles. La dette publique devrait aussi être tirée vers le bas avec la cessation des parts de l'État dans les banques. Avant de lancer les discussions sur cette question épineuse, nous attendons la fin « des négociations avec la 'troïka' » (Commission européenne, BCE, FMI), a indiqué M. Stournaras, pour qui la situation de la dette est « meilleure que les chiffres ne le suggèrent ». Toujours est-il qu'une solution « mutuellement profitable pour la Grèce et ses partenaires » s'impose. (EL)

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