Bruxelles, 23/01/2014 (Agence Europe) - La commission de l'environnement et de la santé publique (ENVI) du Parlement européen a accueilli, le 23 janvier, le ministre grec de la Santé, Spyridon-Adonis Georgiadis, afin de discuter des priorités de la Grèce dans le domaine de la santé au cours des six prochains mois. Une bonne santé est la condition préalable à la croissance économique et à la prospérité, il faut des systèmes plus efficaces et la présidence grecque continuera les travaux pour une réforme des soins de santé efficace et durable, a-t-il indiqué. En avril, la Grèce organisera une réunion informelle à Athènes qui se penchera sur ce défi, avec notamment la prise en compte de l'impact des restrictions budgétaires sur les soins de santé. Par ailleurs, la présidence veut avancer sur plusieurs initiatives: les propositions sur les dispositifs médicaux et les dispositifs de diagnostic in vitro (un trilogue doit débuter en février) ; 2) la proposition concernant les redevances relatives aux activités de pharmacovigilance ; 3) la directive sur la transparence (transparence des mesures régissant la fixation des prix des médicaments à usage humain et leur inclusion dans le champ d'application des systèmes nationaux d'assurance maladie). La présidence grecque compte, par ailleurs, aborder la question de la santé publique dans le cadre de la migration, l'impact de la nutrition et de l'activité physique sur la santé, l'e-santé et l'innovation en matière de santé.
Plusieurs députés sont préoccupés par la difficulté d'accès des personnes les plus défavorisées aux soins de santé et aux médicaments suite aux restrictions budgétaires (Nikos Chrysogelos (Verts/ALE, grec), Edite Estrela (S&D, portugaise). Peter Liese (PPE, allemand) souhaite que la Grèce avance en matière de diagnostic in vitro et Dagmar Roth-Behrendt (S&D, allemande) sur les dispositifs médicaux. La députée voudrait que la Grèce soit « un peu moins gentille » que la Lituanie et fasse preuve d'ambition pour avancer. La propagation des maladies liée aux flux migratoires a suscité l'intérêt de Georgios Koumoutsakos (PPE, grec). Tous les pays sont concernés, pas seulement les États membres du sud, et il faut plus de solidarité, a-t-il estimé. D'autres députés ont évoqué des points qui n'ont pas été mentionnés par le ministre grec: l'impact du vieillissement de la population sur les soins de santé (Jolanta Emilia Hibner, PPE, polonaise) et l'impact sur la santé de la consommation abusive d'alcool (Rebecca Taylor, ADLE, britannique). (IL)