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Bulletin Quotidien Europe N° 11003
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Ambiance tendue à Genève 2, les choses sérieuses vendredi

Bruxelles, 23/01/2014 (Agence Europe) - La Conférence pour la paix Genève 2 a commencé, le 22 janvier, dans une ambiance tendue, alors que, selon un porte-parole des Nations unies, les choses sérieuses vont commencer le 24 janvier. Dans un discours de plus de 30 minutes, alors que le temps imparti était de 7 minutes, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, a qualifié de « traîtres au peuple syrien » et « d'agents à la solde des ennemis » de la Syrie les représentants de l'opposition. Selon lui, « personne à part le peuple syrien ne peut décider qui est le président », alors le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Jarba, a appelé la délégation du régime à « signer immédiatement le document de Genève I » qui prévoit le transfert total des prérogatives d'Assad à un gouvernement de transition. Il a précisé que le fait « qu'Assad reste au pouvoir sous n'importe quelle forme signifie que le processus de Genève II dévie de sa trajectoire ».

Dans son intervention, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a souligné que « la situation est scandaleusement unique, et nous savons que c'est dans l'intérêt du peuple syrien dans son ensemble de sauver le pays et dans l'intérêt de nous tous de l'aider à atteindre cela. Nous devons arrêter ce conflit ». Ainsi, pour Mme Ashton, il faut veiller à avoir un accord sur une transition politique, sur la fin de la violence, sur l'accès à la nourriture, à l'eau, à l'électricité et aux soins médicaux. « Nous devons garder à l'esprit que nous sommes tous responsables de cette mission cruciale d'essayer et de s'assurer que nous soutenons le processus qui peut parvenir à ce résultat », a-t-elle ajouté. Mme Ashton a expliqué qu'il y a une nécessité « de voir une volonté claire » de mettre pleinement en oeuvre le communiqué de Genève I. « Nous pensons qu'il est très important pour toutes les parties de commencer à travailler à promouvoir des mesures qui peuvent renforcer la confiance », a-t-elle poursuivi. « Trop, c'est trop, il est temps de négocier », a expliqué le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, aux médias.

Selon un porte-parole de l'ONU, « le vrai travail difficile commencera vendredi » 24 janvier. Après des entretiens séparés le 23 janvier avec l'envoyé spécial Lakhdar Brahimi, il est possible que les deux délégations s'assoient à la même table à partir du 24. Les discussions directes devraient s'étendre sur une semaine environ avant une pause puis une seconde session de pourparlers, a expliqué le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov. (CG)

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