Bruxelles, 21/02/2013 (Agence Europe) - Le médiateur géorgien, Ucha Nanuashvili, a souligné, mercredi 20 février, que « la cohabitation n'existe pas (en Georgie) c'est un problème, c'est une réalité », entre le parti du Premier ministre et celui du président. « La culture politique n'existe pas, nous n'avons pas l'expérience de nous asseoir ensemble et d'avoir une discussion », a-t-il indiqué à EUROPE en marge d'une conférence au Parlement européen. Il a appelé les leaders à éviter les discours rudes, d'arrêter d'utiliser la violence ou des termes sévères et de dialoguer. Condamnant les récentes violences, M. Nanuashvili a précisé que son bureau a demandé au ministère de l'Intérieur de lancer une enquête efficace sur ces violences et de condamner les responsables.
Amélioration des droits de l'homme
Malgré les problèmes actuels, le médiateur a souligné qu'il y a eu une amélioration des droits de l'homme après les élections d'octobre, « de sérieux changements ». Selon le médiateur, si l'on compare avant et après les élections, « les problèmes n'ont pas disparu mais ils ont diminué ». Il a pris l'exemple des prisons, considérant que la situation s'est améliorée. Si la population carcérale a fortement diminué (de 25 000 à moins de 12 000 prisonniers), il a cependant précisé que les conditions de détention, les infrastructures ou encore les soins de santé devaient être améliorés.
Pour M. Nanuashvili, le problème numéro 1 à régler est l'indépendance de la justice. « La justice n'est pas sous pression par les autorités, l'exécutif, mais nous avons des problèmes avec les autorités locales, avec des cas de licenciement de fonctionnaires sans explication après les élections, c'est une question assez problématique », a-t-il expliqué. Il a ajouté que son bureau étudie actuellement les dossiers de personnalités liées à l'ancien gouvernement actuellement détenues et considérées par certaines associations comme prisonniers politiques. « Jusqu'ici il est difficile de dire si c'est politiquement motivé ou s'ils sont des prisonniers politiques », a-t-il souligné, précisant qu'il faut attendre les conclusions de son bureau. Il a reconnu des « violations de procédure » dans le cas de l'ancien chef de l'inspection générale du ministère de l'Intérieur, Tengiz Gunava, qui a été relâché. (CG)