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Bulletin Quotidien Europe N° 10791
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

Accord d'association, des progrès nécessaires avant mai

Bruxelles, 21/02/2013 (Agence Europe) - L'Ukraine doit avoir fait des avancées importantes d'ici mai 2013 pour que l'accord d'association soit signé au sommet de Vilnius fin novembre 2013, en raison des procédures internes de l'UE, a souligné une source diplomatique européenne le 21 février. « Le temps est court. Nous devrions être capables d'enregistrer des progrès substantiels pour pouvoir continuer notre procédure interne », a-t-elle expliqué, soulignant les trois points principaux mis en avant par l'UE dans ses conclusions du 10 décembre: la justice sélective, les élections et les réformes liées à l'accord d'association. « La date du mois de mai est un jalon important dans notre calendrier, la Commission devra être prête à demander au Conseil l'autorisation de signature de l'accord », a-t-elle expliqué. « 2013 sera une année cruciale dans les relations avec l'Ukraine, nous espérons que ce sera une année historique avec la signature de l'accord d'association avec peut-être une application de certains volets de cet accord », a ajouté la source, précisant aussi que c'est une occasion unique de rapprochement de l'UE avec l'Ukraine.

Cette source européenne a précisé que l'UE évalue la compatibilité des relations de l'UE avec une possible adhésion de l'Ukraine à l'Union douanière avec la Russie, précisant qu'aucune information émanant de Kiev ne révèle un quelconque projet d'adhérer à cette union. « Si l'Ukraine opte pour l'Union douanière, la zone de libre-échange avec l'UE ne sera pas possible, cela remettrait en cause l'accord d'association », a précisé une autre source.

La signature de cet accord d'association, prioritaire pour l'Ukraine (EUROPE n° 10790) sera un des points principaux du sommet UE/Ukraine du lundi 25 février où seront présents le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, les commissaires à l'Élargissement, Stefan Füle, et à l'Énergie, Günther Oettinger, et le président ukrainien, Victor Ianoukovich.

Assistance financière de 610 millions

Le sommet devrait aussi être marqué par la signature d'un accord sur une assistance macro-financière pouvant aller jusqu'à 610 millions d'euros, « conditionnée à l'accord de confirmation avec le FMI », a précisé la source européenne. Le septième rapport sur la mise en œuvre de la coopération énergétique, tout comme une disposition sur l'établissement d'un dialogue informel sur l'environnement des affaires devraient aussi être signés.

Le sommet sera aussi l'occasion de faire le point sur la gestion des finances publiques et la réforme de l'administration ukrainienne. Des discussions sur l'énergie sont aussi prévues, alors que l'Ukraine est un partenaire stratégique de l'UE dans le transfert du gaz et membre de la communauté de l'énergie. La mobilité, avec les derniers développements concernant la mise en place du Plan d'action sur la libéralisation des visas et la ratification de l'accord sur la facilitation des visas amendé, est aussi à l'ordre du jour.

Le déjeuner sera consacré aux relations étrangères, dont la prévention des conflits, notamment la question de la Transnistrie, mais aussi les relations avec la Russie ou le Belarus, à l'actuelle présidence ukrainienne de l'OSCE. (CG)

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