login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10791
Sommaire Publication complète Par article 19 / 30
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) chypre

Négociation sur l'aide financière, Nicosie pas au bout de ses peines

Bruxelles, 21/02/2013 (Agence Europe) - Alors que les négociations sur le plan de sauvetage chypriote sont en suspens en raison des élections présidentielles qui se tiennent sur l'île et que des désaccords concernant la lutte contre le blanchiment d'argent pourraient peser sur les négociations, l'Allemagne aurait jeté un nouveau pavé dans la mare. Dans une lettre qui circule sur Twitter, la gauche allemande 'Die Linke' a interpellé le Bundestag et réclamé une clarification de sa position concernant le risque systémique posé par l'île, qui représente à peine 0,2% du PIB de l'eurozone. Berlin avait déjà plusieurs fois exprimé son scepticisme à ce sujet.

L'agence de notation Standard and Poor's a mis en garde, mercredi 20 février, contre le « risque important et en hausse » de défaut de Chypre, surtout si la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) ne lui fournit pas d'aide financière. Un accord complet devrait être marqué en mars, selon le calendrier que s'est fixé l'Eurogroupe.

S'il est élu dimanche, la priorité du candidat qui mène pour la présidentielle chypriote, Nicos Anastasiades, sera toutefois de concrétiser un accord avec Moscou sur sa participation à ce plan d'aide. Jusque là, la Russie avait envisagé d'assouplir les termes du prêt de 2,5 milliards accordé en 2011.

Alors que la 'troïka' planche toujours sur la manière d'assurer la viabilité de la dette chypriote, les discussions au sein de l'Eurogroupe ne pourront prendre un nouvel élan qu'une fois finalisée une nouvelle évaluation de la mise en œuvre par Chypre des règles anti-blanchiment d'argent. Sans remettre en question le principe même d'un audit, Nicosie refuse que cet examen soit effectué par une société privée. Or, deux sources attestent de la clarté des discussions sur ce principe lors du dernier Eurogroupe (EUROPE n° 10784).

Autre pomme de discorde, l'implication éventuelle des épargnants privés qui pourraient avoir à subir des pertes. Nicosie rejette une telle option que les Dix-sept n'ont toutefois pas écartée explicitement. Le président de l'Euro Working group, Thomas Wieser, a déclaré à Reuters jeudi que, bien que les détails ne soient pas encore conclus, la dette chypriote pourrait être viable sans être restructurée et sans obliger les épargnants à subir des pertes. Le ministre irlandais, Michael Noonan, a le même jour déclaré à Bloomberg qu'il s'inquiétait de « la nature de l'accord et de la manière dont les épargnants seront traités ». (EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE