Bruxelles, 23/01/2013 (Agence Europe) - Le processus de trilogues interinstitutionnels sur la révision de la directive relative aux abus de marché (2003/6/CE) commence ce jeudi 24 janvier. Menant les négociations au nom du Parlement européen, Arlene McCarthy (S&D, britannique) a déclaré que l'UE ne devait plus être un refuge pour les acteurs financiers désireux de commettre un impair, mercredi 23 janvier lors d'une conférence du think tank Center for European Studies (CEPS). C'est pourquoi les eurodéputés plaident pour des peines de prison d'au moins 5 ans pour les infractions les plus graves (EUROPE n° 10707).
Mme McCarthy a espéré qu'un accord soit possible sur un point de la directive relatif à la publication d'informations privilégiées par les émetteurs d'instruments financiers. Selon elle, les abus de marchés représentent un « problème global » et devraient donc être régulés par des normes internationales.
Les États membres ont adopté une position commune sur ce dossier en décembre dernier (EUROPE n° 10746). Selon eux, les sanctions nationales prévues devront être « efficaces, proportionnées et dissuasives ». Elles s'appliqueront aussi aux manipulations d'indices boursiers, une disposition incluse dans le texte législatif suite au scandale du taux de prêt interbancaire LIBOR qui avait éclaboussé la City de Londres. (MB)