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Bulletin Quotidien Europe N° 10770
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Déficit, la Commission atteste de la fiabilité des données d'Athènes

Bruxelles, 23/01/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a attesté, mercredi 23 janvier, de la fiabilité des chiffres du déficit grec de 2009, soupçonnés d'avoir été exagérés pour légitimer la cure d'austérité imposée par les créanciers internationaux au pays.

Mardi soir, la justice grecque a ouvert des poursuites à l'encontre de trois cadres de l'Office national des statistiques grec (Elstat). Zoe Georganta, ancienne employée d'Elstat, a en effet accusé Andréas Georgiou, ainsi que deux autres responsables de l'Office, d'avoir insisté pour prendre en compte dans le déficit les dettes des entreprises publiques grecques, portant ainsi le déficit à 15,4 % au lieu de 12,5 %. Selon elle, avec des mesures immédiates, le déficit réel aurait pu être facilement réduit à moins de 10 %. Ces accusations, qui datent de 2011, viennent d'être réitérées mardi par Mme Georganta sur une radio grecque. Si à l'époque elle n'avouait qu'à demi-mot une possible implication du gouvernement Papandréou, pour « inexpérience ou maladresse », elle a estimé dans cette interview que celui-ci avait approuvé la supercherie. Le Pasok, parti de l'ancien Premier ministre, Georges Papandréou, a réagi par communiqué et déclaré que ces accusations reposaient sur des « théories du complot ».

À un niveau supérieur, l'Office européen des statistiques, Eurostat, pourrait être éclaboussé par le scandale, puisque celui-ci a validé les chiffres fournis à l'époque par Athènes. Mme Georganta accuse ainsi Eurostat d'avoir fermé les yeux sur le procédé. « Eurostat a dit clairement que les chiffres du déficit de 2009 avaient été considérés comme fiables et que les données grecques, dans leur transmission, ont suivi toutes les règles européennes en la matière », a déclaré à Bruxelles Emer Traynor, porte-parole de la Commission européenne. Selon l'AFP, les procureurs auraient toutefois relevé des indices d'infraction et demandé que d'éventuels instigateurs moraux soient recherchés. M. Georgiou, qui a démenti ces accusations, ne prévoirait pas pour l'heure de présenter sa démission. (EL)

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