Bruxelles, 23/01/2013 (Agence Europe) - Pour le ministre des Affaires étrangère irlandais, Eamon Gilmore, l'année 2013 « risque d'être une année pleine d'événements » en termes d'élargissement, qu'il a considéré comme un thème « important » de la présidence irlandaise de l'UE. Rappelant qu'en 2004, 10 nouveaux États membres étaient rentrés pendant la présidence de son pays et que Dublin a toujours été partisane de l'élargissement, il a ajouté qu' « en 2013, on va continuer à donner la priorité à un élargissement crédible fondé sur la conditionnalité ».
Présentant les priorités de la présidence devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen le 22 janvier, M. Gilmore s'est montré très ambitieux. Il a précisé que son pays souhaite des ouvertures de chapitres avec le Monténégro, l'Islande et la Turquie. Le ministre a précisé qu'il espère « ouvrir un voire peut-être deux chapitres » avec le Monténégro sous sa présidence, mais ne pense pas ouvrir les chapitres sur l'appareil judiciaire et les droits fondamentaux (23) et sur la justice, liberté et sécurité (24) avant fin juin. Soulignant que la décision de l'Islande de ralentir les négociations en vue des élections « nuit, modère légèrement les ambitions », le ministre a cependant ajouté qu'il souhaite que deux chapitres soient ouverts, et trois autres bouclés sous présidence irlandaise. Il a également souhaité qu'au moins un chapitre soit ouvert avec la Turquie, ouverture qui dépendra « de la bonne volonté de toutes les parties ».
Reconnaissant que le calendrier est « ambitieux », M. Gilmore a ajouté que les décisions du Conseil Affaires générales de décembre (EUROPE n° 10750) vont peut-être permettre des décisions concernant l'ouverture des négociations avec la Serbie et l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, sur l'accord avec le Kosovo, sur lequel il espère que des progrès seront faits, et « peut-être » sur le statut de candidat pour l'Albanie. Le ministre irlandais a ajouté que son pays soutient les perspectives européennes de la Bosnie-Herzégovine « même s'il n'y a pas de décision à prendre ». (CG)