Strasbourg, 23/01/2013 (Agence Europe) - Contestés lundi à l'ouverture de la session 2013 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), les pouvoirs du Hongrois Tamas Gaudi-Nagy, membre du Parti Jobbik et de la Grecque Eleni Zaroulia (Aube dorée) ont été confirmés ce mardi par la Commission du Règlement de l'assemblée strasbourgeoise. Les deux parlementaires d'extrême droite peuvent donc continuer à siéger malgré l'intervention hier de la députée italienne Fiamma Nirenstein suivie par certains de ses collègues. Élue du "Peuple de la liberté", parti de Silvio Berlusconi, celle-ci avait rappelé que Tamas Gaudi-Nagy s'en était pris aux Juifs devant son parlement alors que Eleni Zaroulia avait qualifié les immigrés de « sous-hommes ». Des propos contraires aux idéaux et aux principes du Conseil de l'Europe, tels qu'énoncés à l'article 3 de son Statut et à l'article 7.1 du Règlement de l'Assemblée avait souligné Fiamma Nirenstein qui réclamait l'éviction des deux parlementaires d'extrême droite, soutenue en cela par au moins dix membres de l'Assemblée présents dans l'hémicycle, appartenant à au moins cinq délégations nationales. La Commission du Règlement ne l'a donc pas suivie, arguant de règles en vigueur qui ne permettent pas de refuser leur accréditation à des élus mandatés par leur parlement respectif. Mais, fut-il précisé dans les conclusions, « cette décision ne doit pas être interprétée comme l'expression d'un soutien ou d'une reconnaissance, même indirecte, d'activités, de croyances, d'actions ou de positions politiques que l'Assemblée parlementaire dénonce depuis 63 ans ». (VL)