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Bulletin Quotidien Europe N° 10770
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CONSEIL DE L'EUROPE / (ae) turquie

Appel des Kurdes au Conseil de l'Europe

Strasbourg, 23/01/2013 (Agence Europe) - « Nous sommes convaincus que ces assassinats visaient à détruire le processus de négociations qui vient de commencer entre le gouvernement turc et Abdullah Ocalan », a déclaré Ertugrul Kürkcü ce mardi 22 janvier lors d'une conférence de presse organisée au Conseil de l'Europe, en marge de la première session 2013 de l'Assemblée parlementaire. Pour ce député du Parti pour la Paix et la Démocratie [militant pour la résolution de la question kurde, le droit des femmes, l'écologie et l'instauration d'une société démocratique en Turquie] (BDP), l'assassinat de trois femmes dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan à Paris, le 9 janvier dernier est le fait de « puissances opposées au processus de réconciliation en Turquie ». « J'en suis quasi certain », a-t-il affirmé. Quant au suspect turc arrêté dans le cadre de l'enquête, il précise que celui-ci n'avait que des liens très ténus avec les Kurdes - contrairement à ce qu'affirment certains commentaires qui en font un proche du PKK [Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK-Partiya Karkêren Kurdistan), organisation considérée comme terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union européenne et fondée par Abdullah Ocalan aujourd'hui emprisonné sur l'île d'Imrali]- et « souffre de troubles mentaux », selon les déclarations de sa famille. Partant de là, « il est peu probable que cet homme ait pu assassiner trois femmes en pleine santé avec trois balles tirées quasi simultanément », a conclu Ertugrul Kürkçü en s'inquiétant des propos des autorités turques qui affirment que de tels faits peuvent se produire en Allemagne ou ailleurs en Europe. « Nous demandons que chacun s'abstienne de déclarations provocatrices », a-t-il déclaré avant de rendre hommage à Fidan Dogan, Kurde strasbourgeoise, très active au niveau diplomatique et connue au Conseil de l'Europe où elle accompagnait notamment les délégations du BDP. Nursel Kilic, du Centre kurde des droits de l'homme en Suisse, a quant à elle appelé le Conseil de l'Europe et l'Union européenne à faire pression auprès du gouvernement français pour « éclaircir cette affaire ».

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