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Bulletin Quotidien Europe N° 10751
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Athènes recevra 49,1 milliards de la zone euro avant avril 2013

Bruxelles, 13/12/2012 (Agence Europe) - La Grèce va recevoir, dès la semaine prochaine, une enveloppe de 34,3 milliards d'euros du Fonds européen de stabilité (FESF), a annoncé jeudi 13 décembre le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Cette décision, attendue depuis le début de l'été par Athènes, a été rendue possible par « la détermination des autorités grecques à remettre le programme (d'ajustement) sur les rails », selon le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, mais également au succès qu'a connu l'opération de rachat de dette mardi 11 décembre (EUROPE n° 10749).

Klaus Regling, le directeur général du FESF, a expliqué que de cette enveloppe, 16 milliards d'euros seraient alloués à la recapitalisation du secteur bancaire, 7 milliards aux besoins budgétaires et 11,3 milliards seront utilisés pour le financement du rachat de dette. M. Regling a précisé que seuls les besoins budgétaires seraient couverts par des liquidités. Les deux autres éléments seront financés via des titres et des obligations.

Trois autres tranches attendues en 2013. Le premier trimestre de l'année 2013 sera ponctué par trois versements. Une première tranche de 9,2 milliards sera déboursée en janvier (7,2 milliards pour la recapitalisation des banques et 2 milliards pour les besoins budgétaires). Suivront deux tranches de 2,8 milliards chacune, la première en février et la seconde en mars, également allouées aux besoins budgétaires. Ces trois prochains versements devront recevoir le feu vert de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) qui s'assurera du maintien du rythme des réformes.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a salué la détermination des Dix-sept à soutenir la Grèce dans son opération de rachat de dette, mais également à en faire davantage si nécessaire pour réduire le fardeau de la dette grecque dans les années à venir. Sur ce point, M. Juncker s'est voulu confiant: « nous ne pensons pas qu'il soit certain qu'il y aura besoin de mesures supplémentaires », a-t-il déclaré.

Cependant, les récents calculs reposant sur les résultats du rachat de dette montrent que l'endettement hellénique atteindra 128 % du PIB en 2020, soit 4 points de pourcentage de plus que ce qui a été convenu lors de l'Eurogroupe du 27 novembre (EUROPE n° 10739). Pour combler ce trou, la réduction des taux de cofinancement assortis à l'octroi de fonds structurels est envisageable. Selon M. Rehn, bien qu'il soit impossible d'être précis à ce stade puisque les Vingt-sept n'ont pas encore marqué un accord sur le cadre financier 2014-2020, cette mesure pourrait permettre d'alléger la dette grecque de cinq milliards d'euros, soit 2,5 % du PIB grec.

Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, dont le gouvernement travaille d'arrache-pied depuis son élection en juin dernier pour remettre le programme d'ajustement sur les rails, a considéré à son arrivée au Sommet européen que « les sacrifices du peuple grec » n'avaient pas été vains. Selon M. Rehn, les cassandres qui envisageaient un 'Grexit' se sont trompées. (EL)

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