Bruxelles, 13/12/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen a demandé, jeudi 13 décembre, que les institutions de l'UE puissent disposer des procédures permettant de remettre en cause un accord sur la base d'une évaluation factuelle de la situation des droits de l'homme et de son évolution dans les pays partenaires. En adoptant le rapport de Rui Tavares (Verts/ALE, portugais) sur la stratégie de l'UE dans le domaine des droits de l'homme, les député considèrent qu'il est essentiel de définir, pour chaque pays, des priorités, des objectifs réalistes et des possibilités de leviers politiques pour permettre une action plus efficace et des résultats mesurables dans le domaine des droits de l'homme.
Le PE recommande que l'Union adopte une liste de « points essentiels » que les États membres et les institutions européennes devraient aborder avec leurs homologues dans les pays tiers. Dans le cadre du plan d'action de l'Union en faveur des droits de l'homme et de la démocratie, il recommande que la Haute représentante de l'UE crée un mécanisme d'application opérationnel, de manière à concrétiser la clause relative aux droits de l'homme et à la démocratie. Les députés souhaitent un système d' « alerte précoce » dans la clause, fondé sur le dialogue. Ils veulent que la révision « évalue également le rôle, le mandat et les objectifs des dialogues et consultations en matière de droits de l'homme, qui devraient être pensés et formulés différemment ». (CG)