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Bulletin Quotidien Europe N° 10751
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) turquie

Adhésion, Bagis appelle l'UE à lever les blocages politiques

Bruxelles, 13/12/2012 (Agence Europe) - En réaction aux conclusions du Conseil Affaires générales du 11 décembre sur la Turquie (EUROPE n° 10750), le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, a appelé l'UE à lever les blocages politiques au processus d'adhésion de son pays. « Si l'UE veut être un acteur global et honorer ses engagements, l'UE devrait lever les blocages politiques au processus d'adhésion de la Turquie. (…) La vérité ne peut être cachée. Les réformes réalisées par la Turquie dans le processus d'adhésion à l'UE ne peuvent pas être ignorées simplement parce qu'il y a des gens en Europe qui veulent ignorer le processus en Turquie », a souligné le ministre dans un communiqué, précisant que son gouvernement est déterminé à poursuivre les réformes. « En vertu du principe pacta sunt servanda, nous nous attendons à ce que l'UE fasse preuve de la même détermination », a-t-il ajouté.

Soulignant que les conclusions montrent que le gouvernement est sur la bonne voie mais que des efforts restent à faire, M. Bagis a aussi contesté des éléments soulevés dans le texte, mettant directement en cause Chypre. « La position prise une fois de plus par l'administration chypriote grecque lors de cette réunion du Conseil a des conséquences négatives pour l'avenir de l'UE. C'est une source de déception pour la Turquie et l'UE », a-t-il expliqué, précisant que les déclarations sur les « soi-disant 'menaces' (de la Turquie) à l'égard de la présidence de l'UE sont définitivement sans fondement et déraisonnables ».

Le ministre considère aussi qu'il y a une « contradiction manifeste » quand l'UE souhaite « à l'unanimité » ouvrir les chapitres 23 et 24 à la négociation et conditionne leur ouverture à celles des autres chapitres, alors qu'un État membre bloque l'ouverture de ces chapitres. « Critiquer la Turquie sur les chapitres pour lesquels les critères d'ouverture n'ont pas été communiqués est évidemment contraire à l'éthique », a-t-il ajouté. Selon M. Bagis, les ministres font une « évaluation partiale qui ne reflète pas la réalité » quand ils déclarent que la Turquie est « l'un des pays d'origine » pour l'immigration clandestine vers l'UE. « Relier la question des visas pour les citoyens turcs directement à l'immigration clandestine en provenance des pays tiers et se référer à l'accord de réadmission UE-Turquie dans ce contexte n'est pas la bonne approche », a-t-il fait valoir. (CG)

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