Bruxelles, 13/12/2012 (Agence Europe) - « L'Union européenne a besoin d'une Italie forte et stable » et « les élections de 2013 en Italie ne peuvent constituer ni une rupture, ni une excuse pour ralentir le programme de réforme et de consolidation », a indiqué le président de la Commission européenne, jeudi 13 décembre, lors d'une conférence de presse commune peu avant l'ouverture du Conseil européen, à l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre italien démissionnaire, Mario Monti. Ce dernier s'est voulu rassurant, en indiquant que « le gouvernement issu des élections, quel qu'il soit, continuera à soutenir l'intégration européenne, qui est un intérêt national pour l'Italie ». Il a cependant opposé un « no comment. Ce n'est ni le lieu, ni le moment » à un journaliste qui lui demandait s'il comptait présenter sa candidature pour prendre la direction du futur gouvernement italien.
Mario Monti est pourtant sollicité de toutes parts - et notamment par différents dirigeants européens, dont Angela Merkel, ainsi que par le PPE dans son ensemble, qui en a fait son candidat officiel et qui tenait sa réunion de pré-sommet ce jeudi, où était présent aussi Silvio Berlusconi - lui aussi candidat potentiel et dont le parti a provoqué la chute de l'actuel Premier ministre - mais qui aujourd'hui confirme pourtant qu'il serait prêt à « faire un pas en arrière » si le Professore se représentait.
Le président Barroso a déclaré à ce sujet avoir eu hier un échange de vues avec Silvio Berlusconi: « Je lui ai répété très franchement l'importance d'avoir une Italie stable et qui aille de l'avant sur le chemin des réformes. C'est crucial pour l'Italie et pour l'Europe », a dit le président de la Commission à un journaliste.
Les deux dirigeants ont exprimé leur satisfaction à propos de l'accord intervenu à l'Eurogroupe sur l'Union bancaire. « La BCE a aujourd'hui des pouvoirs comparables à ceux de la Federal Reserve aux États-Unis », a commenté le président Barroso. Autre point abordé, les progrès qui ont été faits sur le Blueprint de la Commission, qui reconnaît le rôle des investissements publics productifs et qui exprime une « vision ambitieuse dans laquelle nous nous reconnaissons ». (FG)
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