Bruxelles, 13/12/2012 (Agence Europe) - Dans un rapport rendu public jeudi 13 décembre, le Comité pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l'Europe a exhorté les autorités belges à repenser leur politique pénitentiaire et à prendre « d'urgence des mesures énergiques » pour régler les « problèmes persistants », notamment les problèmes de surpeuplement et la mauvaise gestion des grèves récurrentes du personnel pénitentiaire, indique l'institution dans un communiqué. Ce rapport fait suite à une visite ad hoc que le CPT a effectuée en Belgique en avril 2012. La délégation a noté, par exemple, que la prison de Forest, à Bruxelles, comptait jusqu'à 750 détenus de sexe masculin, alors que sa capacité officielle est de 405 places. « Faute d'avoir accès à des toilettes, certains détenus étaient réduits à utiliser des seaux, qui étaient vidés deux fois par jour ; d'autres devaient dormir sur des matelas posés à même le sol. Certains établissements ne proposaient guère d'activités aux détenus ; le désœuvrement, ajouté à la promiscuité, provoquait des épisodes de violence. » Le rapport indique que la situation difficile prévalant dans plusieurs prisons belges a contribué à déclencher une série de grèves du personnel pénitentiaire. (SP)