Bruxelles, 31/05/2012 (Agence Europe) - Avec le feu vert donné par le Conseil, l'accord multipartite de libre-échange entre l'UE, la Colombie et le Pérou, pourrait être signé en juin, pour une application provisoire à l'automne, une fois reçu l'aval du Parlement européen.
Les ministres européens du Commerce ont donné jeudi 31 mai leur aval à la signature et à l'application provisoire d'un accord de libre-échange multipartite avec la Colombie et le Pérou. L'accord doit désormais obtenir le consentement du Parlement européen, où la commission du commerce international doit donner sa recommandation en juillet, pour un vote en plénière en septembre. La mise en œuvre provisoire de l'accord, qui doit également être approuvée par la Colombie et le Pérou selon leurs propres procédures de ratification, pourrait intervenir d'ici la fin de l'année, possiblement à l'automne.
L'accord multipartite prévoit la suppression des droits de douane élevés, l'élimination des obstacles techniques aux échanges, la libéralisation des marchés de services, la protection des indications géographiques de l'UE, l'ouverture des marchés publics, un mécanisme de règlement des litiges, et des engagements sur la mise en œuvre de normes en matière de travail et d'environnement. Fondé sur le principe de l'intégration régionale, il reste ouvert à la signature de l'Équateur et de la Bolivie, également membres de la Communauté andine, qui ont abandonné en 2008 des négociations dans le cadre plus large d'un accord d'association de région à région comprenant un dialogue politique et un volet de coopération, lancées en 2007.
Droits de l'Homme, le PE veut une feuille de route contraignante. Dans une résolution adoptée le 30 mai, la commission du commerce international du Parlement européen plaide pour l'annexion à l'accord d'une feuille de route contraignante visant à garantir la protection des droits du travail, de l'Homme et de l'environnement en Colombie, qui enregistre le triste record de 55 syndicalistes et 29 défenseurs des droits de l'Homme tués ou disparus en 2011, et au Pérou. « Cette résolution exprime nos préoccupations sur les droits de l'Homme et du travail, ainsi que sur le développement durable, et notre souhait de renforcer la participation de la société civile à leur contrôle », a expliqué le co-rapporteur Mario David (PPE, Portugal). L'objectif de la résolution est de faire pression sur Bogota et Lima pour qu'ils intensifient leurs efforts. Sans des progrès tangibles vers des feuilles de route contraignantes, il serait difficile de promettre le plein soutien du Parlement à l'accord multipartite, a averti l'autre co-rapporteur, Bernd Lange (S&D, Allemagne). (EH)