login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10584
Sommaire Publication complète Par article 15 / 35
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

Recherche d'une position forte sur le mécanisme pour l'interconnexion de l'UE

Bruxelles, 28/03/2012 (Agence Europe) - Les députés sont d'avis que le mécanisme d'interconnexion de l'Europe (MIE) devra être clair pour ne pas faire fuir les investisseurs, bien que le budget prévu pour les projets d'infrastructure transfrontalière dans les télécoms (9,2 milliards), l'énergie (9,1 milliards), et le transport (31,7 milliards dont 10 issus du Fonds de cohésion) soit presque dérisoire, et surtout n'est pas détaillé encore à ce stade. Conscient que le Conseil ne sera pas tendre à l'égard de la proposition de la Commission pour le MIE, le Parlement se met en ordre de bataille et organise des synergies entre les commission transports (TRAN) et industrie (ITRE) afin de formuler une position forte sur le nouvel instrument financier. Les deux commissions ont organisé une réunion conjointe afin de débroussailler le terrain ce mardi 27 mars.

La rapporteur sur le sujet au sein de la commission ITRE, Adina Ioana Valean (ADLE, roumaine), est « optimiste pour l'instant mais critique ». Selon elle, il faut « être prudent face à l'utilisation de ces instruments: empêcher toute influence négative sur le marché et ne pas décourager les investisseurs potentiels ». Une optique soutenue par Philippe De Backer (ADLE, belge). Mais cela est d'autant plus difficile qu'aucun chiffre n'a été arrêté, au grand regret de Dominique Riquet (PPE, français), rapporteur sur le MIE au sein de la Commission TRAN: « Il s'agit d'une boîte à l'intérieur de la malle du cadre financier pluriannuel, il est difficile d'isoler la boîte de son tout ». Le contenu dépendant des chiffres, cela rend la négociation d'autant plus périlleuse car en définitive tout peut changer de nature, craint-il. M. Riquet estime aussi qu'il est essentiel « d'assurer un pilotage optimal entre les États membres, la Commission européenne, l'agence exécutive, la Banque européenne d'investissement, et les acteurs privés ». Sa co-rapporteur Inés Ayala Sender (S&D, espagnole) estime pour sa part que « renforcer la gouvernance européenne est un axe fondamental » et que le plus grand défi sera d'assurer l'obtention de financements suffisants pour créer un maximum de plus-value européenne. Car, en effet, le MIE serait le « plus beau projet de croissance pour l'Europe, l'emploi, la compétitivité ; le projet mérite qu'on s'y attache », résume M. Riquet. (MD)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉDUCATION
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
SUPPLÉMENT