Bruxelles, 28/03/2012 (Agence Europe) - La piraterie s'installe durablement dans l'agenda de l'UE, alors que le phénomène prend de plus en plus d'ampleur, surtout dans la Corne de l'Afrique. Alors qu'un pic a été atteint en 2011 avec pas moins de 700 otages, la Commission se penche sur la problématique en y dédiant un séminaire ces 28 et 29 mars, lequel réunit des représentants de haut niveau des institutions européennes. En présence du secrétaire général de l'Organisation maritime internationale, M. Koji Sekimizu, ces derniers abordent la question des mesures d'autoprotection, alors que de plus en plus de navires font appel à des compagnies privées pour dissuader les attaques. Il est aussi question d'analyser l'impact de la piraterie sur le travail et la vie des marins, ainsi que sur l'économie dépendant de l'industrie du transport maritime. Pour le commissaire européen en charge du Transport, Siim Kallas, il s'agit « d'apporter une réponse globale dans la mesure où 80% au moins du commerce global emprunte le transport maritime. Dans ces conditions, l'Union européenne restera pleinement engagée ». En effet, à ce stade, l'UE agit déjà pour remédier à ce fléau via l'opération Atalanta, une coopération contre l'impunité des pirates, le renforcement des capacités sécuritaires régionales, et une contribution pour bâtir un État de droit Somalien. « Avec tous les outils qu'elle déploie, l'approche globale de l'UE est une contribution majeure à l'engagement international qui doit mettre définitivement fin à la piraterie », affirme en ce sens Catherine Ashton, Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères. (MD)