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Bulletin Quotidien Europe N° 10584
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) Élargissement

L'UE se penche sur sa politique

Bruxelles, 28/03/2012 (Agence Europe) - Des députés européens, des membres de la Commission européenne, des représentants des États membres et des membres de la société civile ont débattu, mardi 27 mars, de la nécessité de modifier ou non le processus d'élargissement de l'Union européenne.

Pour Rosa Balfour de l'European Policy Centre, ce n'est pas le moment d'opérer des changements de fond dans le processus. « On court un risque si on change la conditionnalité pendant le processus (d'élargissement) qui est en cours. Il est important que les conditions et les critères soient énoncés clairement au début du processus », a-t-elle souligné.

Le directeur général de la DG Élargissement de la Commission européenne, Stefano Sannino, comme son collègue directeur pour les Balkans occidentaux Pierre Mirel ou le Représentant de la Hongrie auprès de l'UE, et ancien négociateur pour l'adhésion de son pays, Péter Györkös, ont souligné que les critères de Copenhague, malgré leurs 20 ans, ne doivent pas être révisés car ils sont « généraux et clairs » et permettent de s'ajuster aux spécificités des pays. « La flexibilité existe, elle permet de définir des sous-critères pour nous adapter aux différentes situations », a expliqué M. Mirel.

Face aux interrogations des députés, MM. Sannino et Morel ont expliqué qu'il n'était pas nécessaire de mettre en place un mécanisme de post-adhésion, « s'il y a un bon mécanisme de pré-adhésion », a précisé M. Sannino.

Le processus se perfectionne

M. Sannino a rappelé que l'UE est passée d'une approche uniforme à une approche au cas par cas: « Nous identifions des solutions spécifiques, pour que chaque pays, quel que soit le stade de négociation, puisse avancer d'une étape à la suivante ». Mais, quel que soit le pays, la Commission porte davantage une attention particulière sur l'État de droit que pour les élargissements précédents, en demandant « un engagement plus virulent de la part des pays avant même le début des négociations », a précisé M. Mirel. Il a ajouté que l'UE insiste aussi beaucoup plus sur la liberté d'expression et des médias et sur le rôle des ONG et de la société civile dans le processus actuel d'élargissement.

Concernant les Balkans, les intervenants ont souligné que le processus d'élargissement est un moyen de parvenir à la stabilité de la région et aux bonnes relations de voisinage entre les pays. C'est un « instrument de politique étrangère, de résolution de conflits », a expliqué Maria Eleni Koppa (S&D, grecque), qui prépare un rapport sur l'élargissement. (CG)

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