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Bulletin Quotidien Europe N° 10584
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Offshore, les écologistes pour des règles plus strictes

Bruxelles, 28/03/2012 (Agence Europe) - Des députés européens Verts et l'association écologiste Greenpeace exhortent l'UE à se doter de règles plus strictes en matière de sécurité des plateformes pétrolières et gazières offshore, suite à une fuite de gaz sur une plateforme de l'énergéticien Total en mer du Nord.

Suite à une fuite survenue le 25 mars, la branche britannique de Total a cessé la production de pétrole et de gaz sur sa plate-forme d'Elgin-Franklin en mer du Nord et mis en place une zone d'exclusion maritime de deux milles. 23 tonnes de gaz se seraient déjà échappées en mer en 48 heures de cette plate-forme d'une capacité de production quotidienne de 280 000 barils équivalent pétrole, 175 000 barils de condensats et 15,5 millions de mètres cubes de gaz. Bien que jugé « minime », à ce stade, quant à son impact sur l'environnement, ce nouvel accident conforte la position des écologistes en faveur d'un cadre réglementaire européen plus sévère pour les activités d'exploration et d'extraction pétrogazière en mer. « Combien d'alertes ou de catastrophes faut-il encore pour que la gestion des plateformes pétrolières soit enfin prise au sérieux ? En octobre 2011, le Parlement européen avait appelé au renforcement des règles en matière de sécurité des plateformes pétrolières et gazières offshore. Ce nouvel incident démontre une nouvelle fois l'urgence d'agir dans ce domaine et la nécessité d'un moratoire contre toute nouvelle exploitation en pleine mer », insistait Sandrine Bélier (Verts/ALE, France), mercredi 28 mars. Avec ses 500 plateformes, la mer du Nord est l'une des zones les plus exposées en Europe à la pollution des grandes industries d'extraction et d'exploration pétrolière et gazière, rappelait-elle.

Pour l'ONG écologiste Greenpeace, les règles de sécurité « ne sont pas suffisamment fortes ». L'énergéticien Total « s'était targué d'avoir des installations sûres », mais la compagnie prouve qu'elle n'est « pas meilleure » que BP, à laquelle appartenait la plateforme Deepwater Horizon, responsable en avril 2010 d'une marée noire sans précédent dans le golfe du Mexique.

La Commission européenne a présenté en octobre 2011 un projet de règlement, actuellement examiné au Parlement et au Conseil, visant à soumettre les activités offshore d'exploitation de pétrole et de gaz aux normes les plus élevées possibles en matière de sécurité, de protection de la santé et de l'environnement (EUROPE n° 10484).À la lumière de la catastrophe de 2010, le Parlement européen avait exprimé, dans une résolution de septembre 2011, son souhait de conditionner les permis d'exploitation de nouveaux champs pétroliers ou gaziers dans les eaux territoriales de l'UE à la présentation par les opérateurs de plans d'urgence et de moyens financiers suffisants, pour réparer tout dommage causé à l'environnement (EUROPE n° 10451). Devant l'opposition de certains Etats membres, le Royaume-Uni en tête, la Commission avait renoncé, dans ses propositions d'octobre 2010, à l'idée d'un moratoire (EUROPE n° 10235). (EH)

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