Bruxelles, 28/03/2012 (Agence Europe) - L'Initiative citoyenne européenne (ICE) sera officiellement lancée dimanche 1er avril. Introduite par le Traité de Lisbonne, elle permettra aux citoyens européens de demander à la Commission d'introduire une proposition législative.
« C'est un nouveau chapitre dans la démocratie européenne (…) dorénavant les citoyens peuvent mettre leurs souhaits à l'ordre du jour », s'est félicité le ministre des Affaires européennes danois Nicolai Wammen, mercredi 28 mars. L'ICE est un instrument novateur pour « apporter de nouvelles idées dans les enceintes de réflexion » afin de « renouveler et redynamiser l'UE, la rendre plus démocratique et plus transparente », a-t-il ajouté.
S'il est un peu hâtif d'avancer que l'Initiative pourra fixer les sujets à l'agenda des institutions, elle pourra « donner l'occasion aux Européens de mettre en lumière les besoins ignorés aujourd'hui au niveau européen » et ainsi espérer « combler le fossé qui sépare les législateurs des citoyens européens », a estimé la députée Anneli Jäätteenmäki (ADLE, Finlande).
Mais à l'approche de la date butoir, certaines questions demeurent: trois États membres n'ont toujours pas remis à la Commission les noms des autorités nationales compétentes pour la plateforme de collecte sur Internet. Maros Sefcovic, commissaire aux Relations interinstitutionnelles, espère recevoir les noms d'ici dimanche. Considérant que les débats de fond ne sont pas assez réguliers au sein des institutions, il a salué le fait que « si une initiative citoyenne va à l'encontre d'une proposition législative, alors il y aura un réel débat de fond ».
Face à la crainte que l'ICE soit utilisée à mauvais escient par des groupes d'intérêt, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a répondu que les lobbyistes, s'ils utilisent l'initiative citoyenne à des fins économiques, seraient directement repérés, grâce à la « grande transparence » du système. (SD/stagiaire)