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Bulletin Quotidien Europe N° 10584
Sommaire Publication complète Par article 14 / 35
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Les jeunes agriculteurs pour de meilleures mesures de marché

Bruxelles, 28/03/2012 (Agence Europe) - Les jeunes agriculteurs estiment que les mesures de marché dans la politique agricole commune (PAC) doivent être attentivement analysées et renforcées, pour permettre aux exploitants de mieux planifier leurs activités et pas seulement de disposer d'outils en cas de crise.

Dans son avis rendu le 22 mars sur la proposition de la Commission sur les outils de gestion du marché et l'organisation commune des marchés (OCM), le CEJA (Conseil européen des jeunes agriculteurs) estime qu'un filet de sécurité efficace devrait être introduit dans la PAC post 2013 pour remédier de manière rapide et efficace aux situations de crise, y compris lorsque les prix des produits agricoles connaissent de fortes volatilités. Sur les mesures de marché le CEJA souhaite des outils qui agissent sur les racines des crises et atténuent les conséquences de la volatilité. Le CEJA se félicite de la proposition de mettre à disposition des pays de l'UE (dans les programmes de développement rural) une boîte à outils composée de mesures de gestion des risques. Mais, selon le CEJA, ceci devrait rester au niveau de l'UE pour éviter tout risque de renationalisation des dépenses de la PAC.

Les outils de gestion du marché devraient, selon le CEJA, inclure des assurances pour les producteurs contre les désastres naturels et les pertes de revenu, et des fonds de mutualisation. Cependant, ces mesures de seront pas suffisantes et il faudrait mettre en œuvre au niveau de l'UE des mesures de gestion des marchés.

Au sujet des filets de sécurité, le CEJA considère que des critères appropriés devraient dicter le niveau de déclenchement des mesures et être revus de manière régulière en fonction de l'évolution du marché. Ces critères devraient comprendre les évolutions des prix et des coûts de production. Ces mesures devraient se déclencher rapidement avant que la crise ne sévisse, d'après les jeunes agriculteurs. Dans ce contexte, le CEJA demande une définition plus claire de ce qu'est une crise. Si le Parlement européen ou le Conseil des ministres identifie une situation de crise, les instruments de filets de sécurité devraient pouvoir se déclencher automatiquement.

Sur le sujet du stockage privé, le CEJA estime que cette mesure doit pouvoir être activée avec une plus grande rapidité et coordination lorsqu'une crise survient sur le marché. Le CEJA demande la création d'un observatoire européen indépendant sur les marchés, où les volumes et les perspectives de marché au sein de l'UE serraient évalués régulièrement pour fournir aux acteurs de la chaîne alimentaire et aux autorités publiques des informations objectives, afin de réagir comme il se doit aux futures situations des marchés.

Quotas de sucre, et huile d'olive

Le CEJA estime que les quotas de sucre ne devraient pas être supprimés dès 2015 comme le propose la Commission mais qu'ils devraient rester en place jusqu'en 2020. Le CEJA demande par ailleurs de revoir le prix de référence pour l'huile d'olive pour qu'il reflète mieux la situation du marché. De plus, le système de stockage privé pour l'huile d'olive devrait pouvoir être déclenché plus rapidement. Le CEJA demande aussi de renforcer les organisations de producteurs en les rendant compétentes dans les domaines de la négociation des prix et du marketing. Il faut aussi intensifier la recherche de méthodes analytiques pour l'identification des exigences en matière de meilleure qualité des huiles d'olive et renforcer les fonds destinés à informer les consommateurs à propos de la qualité et des bénéfices en termes de nutrition et de santé de l'huile d'olive. (LC)

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