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Bulletin Quotidien Europe N° 10549
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

L'AESA somme Airbus de procéder à une inspection des A380

Bruxelles, 08/02/2012 (Agence Europe) - Tous les Airbus A380 devront se soumettre à des inspections dans les deux ans à venir, mais ceux qui ont déjà dépassé les 1300 vols devront procéder à ces inspections dans les deux mois à venir.

Fissures dans les ailes. L'agence européenne pour la sécurité aérienne (AESA) a annoncé son intention de procéder à de telles inspections suite à la découverte de fissures, des criques, sur les ailes du dernier modèle civil du fabriquant aéronautique européen. L'AESA avait déjà publié une directive il y a trois semaines ouvrant une procédure d'inspection pour les avions ayant dépassé le seuil des 1300 vols (ce sont dans ce cas les compagnies aériennes Singapore Airlines, Air France et Emirates qui sont concernées par ces équipements). Mais, par mesure de sécurité, l'agence européenne a décidé d'étendre les examens à toute la flotte des A380, soit 68 appareils répartis sur 7 compagnies aériennes.

Seuil des 1300 vols. La nouvelle directive, publiée ce mercredi 8 février, prévoit cette inspection dans les deux ans à venir pour les avions n'ayant pas volé plus de 1216 fois car « dans ce cas il n'y a pas de caractère d'urgence », a affirmé à Agence Europe Dominique Fouda, chargé de communication et d'information sur la sécurité auprès de l'AESA. « C'est sur un appareil qui avait dépassé le seuil des 1300 vols que l'on a découvert des criques », a-t-il précisé, en poursuivant « qu' au-delà de ce seuil, l'inspection devra se faire dans les deux mois ». Plus précisément, la directive table sur une inspection dans les 6 semaines à partir du 13 février pour les Airbus A380 comptabilisant entre 1216 et 1384 vols, et dans les 3 semaines pour ceux ayant accumulé plus de 1384 vols. Cette directive sur la navigabilité se réfère à une inspection des « courants de Foucault à haute fréquence ».

Pas de danger. M. Fouda a également précisé qu'à ce stade il n'y avait pas de danger, mais que justement les inspections survenaient pour prévenir tout risque éventuel. Le secteur de l'aéronautique est une des industries sous contrôle de sécurité extrêmement strict.

Frais à charge du fabricant. L'AESA et Airbus collaborent aussi pour la réparation des ailes, un travail axé tant sur l'alliage que sur l'assemblage des pièces. Les inspections et les réparations sont à charge du fabricant. Les coûts subis par les compagnies aériennes qui verraient leurs appareils immobilisés au cours de la procédure d'inspection et/de réparation éventuelle incomberaient également à Airbus. Cependant il semble que les compagnies pourront aussi planifier ces examens dans le calendrier des opérations de maintenance courante, et que l'immobilisation des appareils soit minime. (MD)

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