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Bulletin Quotidien Europe N° 10549
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) irak

L'UE doit accueillir des résidents du camp d'Achraf

Bruxelles, 08/02/2012 (Agence Europe) - L'Union européenne et les États-Unis doivent accueillir sur leur sol des résidents du camp irakien d'Achraf, où vivent 3 400 réfugiés iraniens opposés au régime de Téhéran, a demandé mardi 7 février la présidente du Conseil national de résistance iranienne, Maryam Radjavi, lors d'une conférence au Parlement européen.

« J'appelle l'UE et les États-Unis à accepter immédiatement un certain nombre de malades et de blessés, résidents d'Achraf », a affirmé Mme Radjavi. « Tout retard dans ce domaine est inacceptable et injustifiable », a-t-elle ajouté.

L'ancien Premier ministre irlandais et ancien ambassadeur de l'UE aux États-Unis, John Bruton, lui a apporté son soutien en précisant qu'il est « vital que les États membres disent maintenant qu'ils sont disposés à accepter des résidents individuels, cela faciliterait le travail du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies ».

Le député européen Struan Stevenson (ECR, britannique), a appelé ses collègues à faire pression sur leur pays d'origine pour qu'ils accueillent des résidents. Il a accusé la France de se rendre « dans les pays de l'espace Schengen pour leur demander de ne pas prendre ces personnes ». Contacté par Agence Europe, une source diplomatique française s'est dite surprise de cette remarque, précisant « qu'aucune décision n'a été prise par le gouvernement français ».

Conditions d'accueil non dignes. Mais avant de pouvoir être accueillis en Occident, les résidents doivent obtenir le statut de réfugiés et vont être transférés dans un autre camp en Irak, le camp Liberty. « L'UE, les États-Unis et l'ONU devraient activement et immédiatement intervenir pour empêcher la transformation du camp Liberty en prison. (…) Nous restons engagés, en faveur d'un transfert au camp et nous ne demandons que les garanties minimales. (…) La ligne rouge est de préserver la dignité », a précisé Mme Radjavi. Elle a réclamé la liberté de circulation pour les résidents du camp et demandé que les forces irakiennes de sécurité ne soient pas présentes à l'intérieur. (CG)

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