Bruxelles, 08/02/2012 (Agence Europe) - Des progrès satisfaisant ont été accomplis au sujet de l'établissement d'un nouvel 'agenda positif' avec la Turquie, a souligné mardi 7 février le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, après sa rencontre avec le ministre turc des Affaires européennes et négociateur en chef, Egemen Bagis. « L'accent est mis désormais sur la collaboration pour obtenir des résultats tangibles en 2012 dans les domaines des visas, de la mobilité et de la migration, du rapprochement de la Turquie à l'égard des normes et pratiques communautaires, et du commerce et l'union douanière », a expliqué M. Füle, qui est ce jeudi 9 février en Turquie avec son collègue à l'Énergie Gunther Oettinger.
Un peu plus tôt dans la journée de mardi, M. Bagis et le président du Parlement européen, Martin Schulz, ont appelé à un assouplissement du régime des visas. « Le problème des visas n'est pas seulement un problème individuel pour les citoyens mais aussi un obstacle pour le développement de l'économie et les relations économiques entre l'UE et la Turquie », a souligné M. Schulz. Selon un officiel européen, 95% des demandes de visas des citoyens turcs sont acceptés et 97% des demandes des hommes d'affaires.
M. Bagis et M. Schulz ont également discuté de la décision du parlement français de condamner la négation du génocide arménien par les Turcs, en 1915. Le président du Parlement a proposé une enquête indépendante. « Nous sommes prêts à soutenir ce genre d'enquête (…) nous en avons l'intention et sommes en mesure de le faire », a expliqué M Bagis, précisant « qu'en tant que politiciens, nous sommes responsables pour façonner l'avenir, pas le passé ». « Si cela mène à la conclusion que c'est une question de génocide, vous devez le reconnaître, mais je pense que c'est à la Turquie de résoudre le problème », a rappelé M. Schulz.
Le président du Parlement a également réitéré son soutien à l'adhésion de la Turquie. « Les États membres doivent rester ouverts sur ce qu'ils ont promis », a expliqué M. Schulz. « Le chemin sera long et difficile, mais il faut que l'on continue à travailler », a-t-il poursuivi. (CG)