Bruxelles, 08/02/2012 (Agence Europe) - Des représentants des pays du pourtour méditerranéen et de l'UE, réunis à Paris depuis ce mercredi 8 février, pour la 17ème session des « Parties au Plan d'action pour la Méditerranée », ont pour mission d'aboutir à « un engagement accru de tous en faveur d'une protection de la richesse biologique de la Méditerranée ».
Selon le ministère français des Affaires étrangères, qui organise cette rencontre de trois jours, « les enjeux d'une dépollution de la Méditerranée sont considérables, compte tenu de l'urbanisation croissante de son littoral et des rejets polluants en mer ». La Méditerranée, mer fermée, est fragile car elle ne se régénère qu'en 80 ans, concentre, d'après les données fournies par le ministère, 31 % du tourisme international, 60 % de la population de pays aux ressources hydriques limitées et 25 % du trafic maritime mondial d'hydrocarbures.
« La consolidation d'un processus méditerranéen ambitieux est aussi une étape importante pour la préparation de la Conférence des Nations unies sur le développement durable, dite 'Rio+20', échéance politique essentielle pour la gouvernance internationale de l'environnement », affirme-t-on à Paris.
Le Plan d'action pour la Méditerranée (PAM) est le premier programme maritime régional administré par le PNUE. La convention pour la protection de la mer Méditerranée contre la pollution (dite Convention de Barcelone), entrée en vigueur en 1978, est devenue en 1995 la Convention pour la protection de l'environnement marin et des régions côtières de la Méditerranée contre la pollution. (FB)