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Bulletin Quotidien Europe N° 10359
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/grÈce

Schäuble, parler de restructuration n'est plus tabou

Bruxelles, 14/04/2011 (Agence Europe) - Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé que de nouvelles mesures pourraient s'avérer nécessaires pour aider la Grèce à faire face au lourd fardeau que représente sa dette publique, qui dépassera 150% de son Produit intérieur brut national en 2011. « En juin, un rapport de progrès doit être publié. Je m'attends à une analyse détaillée du caractère soutenable de la dette grecque qui sera réalisée en consultation avec la Commission et la BCE. (…) Si ce rapport conclut qu'il y a un doute sur la durabilité de la dette, quelque chose devrait être fait. D'autres mesures devront être prises », a-t-il déclaré au quotidien allemand Die Welt du jeudi 14 avril. Ces mesures pourraient prévoir des pertes pour les créanciers privés de la Grèce dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité qui verra le jour mi-2013 (EUROPE n°10345). « D'ici là, toute restructuration pourrait uniquement avoir lieu sur une base volontaire », a ajouté le ministre. Rappelons que le Sommet de l'Eurozone a décidé d'habiliter l'actuelle Facilité EFSF, utilisée pour soutenir l'Irlande et bientôt le Portugal, à acheter des titres de dette souveraine directement à un pays émetteur. Une telle compétence devrait être effective à partir de cet été.

Lors de la réunion des ministres des Finances le week-end dernier près de Budapest, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn et le président de la BCE Jean-Claude Trichet ont catégoriquement exclu toute éventualité d'une restructuration de la dette grecque. Selon eux, la Grèce applique un programme d'ajustement économique en échange d'une aide financière internationale qui prévoit un retour d'Athènes sur les marchés financiers en 2012 (EUROPE n°10355). L'hebdomadaire allemand Der Spiegel affirme pourtant que plusieurs ministres des Finances ont discuté de cette éventualité début avril.

Le ministre grec des Finances George Papaconstantinou a par ailleurs reconnu que son pays avait besoin de « plus de temps » pour convaincre les investisseurs de sa capacité à se refinancer sur les marchés, écrit de son côté le Financial Times. Selon lui, un jugement devra être fait cet été une fois que le Portugal aura bouclé ses négociations en vue d'une aide financière internationale. Athènes présentera en fin de semaine un programme révisé d'austérité visant à favoriser des économies supplémentaires et une augmentation des revenus fiscaux pour un montant total de 23 milliards d'euros. (M.B.)

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