Bruxelles, 14/04/2011 (Agence Europe) - L'Europe est confrontée sur ses côtes italiennes et maltaises à un afflux important de migrants en provenance de la rive sud de la Méditerranée. José Manuel Barroso a dit, après sa rencontre jeudi 14 avril avec le Premier ministre français François Fillon, que Schengen fournit les réponses adéquates, basées sur l'esprit européen, à savoir la coopération entre les États membres, la solidarité entre tous et la responsabilité de chacun. « Ce n'est pas un problème italien ou maltais, c'est un défi européen qui passe par une réponse européenne. Toute autre solution serait un recul collectif ». La France et la Commission européenne sont d'accord sur le fait qu'il faut traiter le problème « à la source et permettre à ces populations de rester ou de revenir dans leurs pays d'origine », a ajouté le président de la Commission.
M. Fillon a dit que la France veut avec les autres pays européens faire preuve de solidarité avec l'Italie. « Il faut d'abord que les règles s'appliquent. Aucune règle ne prévoit l'accueil sur le territoire européen et la libre circulation des immigrants économiques clandestins », a souligné M. Fillon. Une grande partie des ressortissants tunisiens qui sont arrivés en Italie n'ont pas vocation à être, « comme certains le proposent », répartis dans les différents pays européens. Ils ont vocation à « retourner dans leur pays », a affirmé François Fillon. Le sommet franco-italien, à la fin du mois à Rome, se tiendra pour traiter toutes ces questions. « Nous voulons mettre en place des moyens plus efficaces avec FRONTEX pour patrouiller au large des côtes méditerranéennes pour éviter cette situation qui amène les moyens de FRONTEX à récupérer des immigrés clandestins tunisiens sur des bateaux pour les amener à Lampedusa. Il serait plus intelligent de les ramener directement en Tunisie », a dit M. Fillon. Il défend aussi l'idée de 'statut unique' en matière de droit d'asile pour éviter « une sorte de compétition à l'intérieur de l'UE ». (L.C.)