Bruxelles, 14/04/2011 (Agence Europe) - Les relations entre la France et la Commission européenne sont au beau fixe, si l'on en croit les déclarations faites jeudi 14 avril après la rencontre à Bruxelles entre José Manuel Barroso et François Fillon. M. Barroso a parlé de convergence de vues entre la Commission et la France sur les grandes lignes des dossiers européens. Les relations entre les deux parties sont « empreintes d'une très grande confiance », a confié M. Fillon.
Le chef du gouvernement français François Fillon a insisté sur le fait que l'utilité du budget européen, et en particulier de ses grandes politiques (politique agricole commune, politique régionale, aide extérieure et recherche), « n'est remise en cause par personne ». Il a insisté pour que les dépenses dans le prochain cadre financier pluriannuel (2014-2020) soient gelées. « Nous demandons pour le budget européen le même effort que celui qui s'impose aux budgets nationaux, c'est-à-dire la stabilité des dépenses », a dit M. Fillon. Les prochaines négociations « vont se dérouler dans un contexte de très grande contrainte pour les budgets nationaux », a souligné le Premier ministre français, et « cette contrainte doit être prise en compte ici, à Bruxelles ». « En aucun cas l'agriculture ne peut devenir une priorité européenne de second rang. Nous serons très vigilants », a signalé M. Fillon. L'idée d'une TVA européenne ne plaît pas à la France, a-t-il confirmé. La France n'est pour autant « pas fermée à des innovations en matière de ressources propres pour le budget européen ». Ces ressources doivent toutefois réduire la charge des États et pas l'alourdir. En décembre, la France et quatre autres pays européens dont l'Allemagne et le Royaume-Uni ont demandé un gel du budget de l'Union jusqu'en 2020. Voir autre nouvelle sur les aspects liés à l'afflux de migrants en provenance de la rive sud de la Méditerranée.
Plusieurs chantiers économiques « sont encore devant nous, notamment jusqu'au Conseil européen de juin », a dit M. Barroso. « La France et la Commission ont toujours eu, l'une et l'autre, une ambition forte sur la gouvernance économique européenne, sur la coordination des politiques économiques européennes. Ce qui a été fait en ce sens, depuis un an, est un pas en avant très considérable », a expliqué le président de la Commission. Il faut maintenant parvenir à un accord en juin sur les propositions de gouvernance présentées par la Commission pour renforcer le Pacte de stabilité et de croissance et limiter les déséquilibres économiques au sein de l'Union. (L.C.)