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Bulletin Quotidien Europe N° 10359
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/prÉsidence hongroise

Orban s'insurge contre les réticences à l'élargissement

Bruxelles, 14/04/2011 (Agence Europe) - Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a dressé jeudi 14 avril un bilan mitigé de la « première mi-temps » de la présidence hongroise de l'UE. Si plusieurs dossiers importants ont été « mis sur les rails » pour être approuvés d'ici fin juin - les six propositions législatives sur la gouvernance économique, la stratégie du Danube, la stratégie-cadre sur l'intégration des Roms - une autre priorité hongroise, l'élargissement de l'UE vers les Balkans, n'a pas avancé comme espéré. La situation est même « dramatique », le soutien des pays membres à la politique d'élargissement n'a jamais été aussi faible que maintenant, s'est plaint M. Orban devant la presse à Bruxelles. La Croatie en est la première victime car ses négociations d'adhésion, que la présidence hongroise voulait finaliser avant juin, ont « pris du retard ». Au cours des deux mois et demi qui lui restent, la présidence veut donc « réunir tous les amis de l'élargissement » et lancer une « offensive » pour combattre les réticences croissantes dans les capitales à l'égard de l'adhésion des pays des Balkans. Après la chute du communisme, les mêmes craintes et scepticismes existaient à l'égard des pays d'Europe centrale et orientale (Pecos) qui, aujourd'hui, ont des économies et des industries compétitives sans lesquelles la crise économique de l'UE serait encore beaucoup plus grave, a dit M. Orban. « Nous, les Pecos, ne sommes pas devenus une charge (pour l'UE), mais un potentiel de croissance. Il l faut voir dans les Balkans le même potentiel, eux aussi peuvent devenir un jour le moteur de l'Europe ». Budapest fera donc tout pour quand même conclure les pourparlers d'adhésion avec la Croatie d'ici fin juin. Elle tentera aussi de mettre fin à la situation « absurde » dans laquelle se trouve l'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) qui, en tant que pays candidat (statut obtenu en décembre 2005), ne peut pas entamer ses négociations d'adhésion en raison du veto de la Grèce qui veut d'abord régler la question du nom 'Macédoine'. « Il faut commencer les négociations d'adhésion (avec l'ARYM) le plus tôt possible », a martelé M. Orban. Le blocage continu de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen irrite également la présidence hongroise. La Roumanie est déjà techniquement prête, la Bulgarie devrait l'être en mai, il n'y a donc aucune raison de ne pas les laisser entrer dans l'espace Schengen, estime M. Orban. Il dit faire « tout pour débloquer la situation » et convaincre les « quelques grands pays » qui bloquent (Allemagne, France, Pays-Bas) de lever leurs réserves « politiques ». Surtout, a insisté M. Orban, il faut en débattre ouvertement et non pas faire des « pactes obscurs dans des coins de couloir », a-t-il dit. (H.B.)

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