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Bulletin Quotidien Europe N° 10359
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/nuclÉaire

Déchets, Jordan Cizelj appelle à plus de responsabilité

Bruxelles, 14/04/2011 (Agence Europe) - Rapporteur au Parlement européen sur la gestion des déchets nucléaires, Romana Jordan Cizelj (PPE) dénonce, dans un entretien à Europarl-TV, « une attitude pas assez responsable en Europe ». La députée slovène exige une révision à la hausse des normes de sûreté.

Le principal risque en Europe avec les déchets nucléaires, dont la durée de vie peut être de plusieurs siècles, est un « risque sociétal », un « risque de la responsabilité », estime Mme Jordan Cizelj. « En Europe, nous nous occupons principalement des déchets à niveau de radioactivité faible ou moyen et non des déchets hautement radioactifs. Je ne pense pas que cette attitude soit responsable, dans la mesure où les solutions techniques existent », insiste l'élue slovène, qui juge insuffisant le niveau de sécurité du stockage définitif des déchets radioactifs à haute activité et à longue vie et des combustibles usagés. « Il est de notre responsabilité de réclamer une sécurité maximale », jure-t-elle, soulignant le rôle des décideurs politiques dans la mise en place d'un cadre législatif approprié. En l'absence de solution définitive pour le stockage, Mme Jordan Cizelj plaide pour « des mesures européennes qui obligeraient les États membres à agir », les normes devant, selon elle, insister sur l'utilisation de technologies récentes et la mise à disposition de moyens humains et financiers suffisants. La députée slovène promet de veiller à ce que la future directive sur les déchets nucléaires mette l'accent sur la transparence et la participation publique. Pour ce qui est de qui devrait payer pour le stockage des déchets radioactifs, Mme Jordan Cizelj soutient le principe du « pollueur-payeur ». Enfin, la députée slovène souligne trois options pour résoudre la question du traitement des déchets hors d'Europe lors qu'il est trop cher. « La Commission européenne propose d'interdire de telles exportations. C'est une possibilité. Une autre serait que ce ne soit possible qu'avec les pays qui ont les mêmes normes de sécurité que l'UE. La troisième option est d'être plus actifs pour mettre en place des normes de sécurité plus contraignantes au niveau international, en particulier avec l'AIEA », explique-t-elle. (E.H.)

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