Bruxelles, 14/04/2011 (Agence Europe) - Le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire a confirmé mercredi 13 avril que la France s'opposait à la politique européenne de libéralisation des droits de plantation de vigne et qu'il ferait le tour des pays membres en vue d'une position commune pour une régulation des marchés viticoles.
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel « se sont exprimés contre cette libéralisation des droits de plantation. Nous avons convaincu la Hongrie, l'Italie, l'Autriche, il y a quelques jours, de nous rejoindre sur cette position, et je continuerai à faire le tour des pays européens », a poursuivi Bruno Le Maire.
La libéralisation des droits de plantation en Europe se traduirait, selon lui, par « une augmentation de 30% environ des surfaces agricoles cultivées », une « baisse immédiate de la qualité », une surproduction, « un effondrement du prix » et la « ruine de milliers de viticulteurs en France comme dans le reste de l'Europe ». « Cette décision de libéralisation n'est pas la bonne et nous ferons revenir la Commission sur ce sujet », a-t-il ajouté. « C'est la qualité de nos vins », qui est en jeu, ce n'est pas simplement une question commerciale, a-t-il insisté. Selon les décisions sur la réforme de l'organisation commune de marché (OCM) du vin, le régime des droits de plantation sera aboli au niveau de l'UE à compter du 1er janvier 2016, avec la possibilité pour les États membres qui le souhaitent de le maintenir jusqu'à décembre 2018. La Commission devra présenter au plus tard fin 2012 un rapport sur l'application de la réforme. (L.C.)