Bruxelles, 14/04/2011 (Agence Europe) - Le président du Comité économique et social européen (CESE), Staffan Nilsson, a appelé les pays de l'Union européenne à faire preuve de solidarité entre eux face aux flux migratoires actuels venant du sud de la Méditerranée, estimant que les « États membres doivent agir dans un esprit de solidarité et défendre cette valeur fondamentale de l'Union européenne » et que « si cela signifie un partage des charges engendrées par les flux migratoires, sous quelque forme que ce soit, il faut le faire ».
Pour M. Nilsson, « une action est nécessaire maintenant afin d'empêcher que des personnes ne perdent la vie dans leur quête de liberté. La gestion des flux migratoires et des demandeurs d'asile repose sur plusieurs variables clés: protection des droits de l'Homme, solidarité entre États membres, coordination des politiques et de la législation dans ce domaine et financement adéquat », dit-il dans un communiqué. « Mais par dessus tout, l'identité politique et les valeurs de l'UE sont étroitement liées à la défense des droits de l'Homme. Renier cette mission porterait gravement atteinte à la crédibilité interne et externe de l'UE en tant qu'organe politique et démocratique ».
Le CESE estime qu'un « système commun d'asile européen réellement fonctionnel est la solution la plus efficace et la plus durable pour faire face à la nécessité tant de protéger les personnes en danger que de gérer l'impact concomitant sur les États membres. Dans cet esprit, nous devons fournir des services minimaux de prise en charge et d'interprétation pour les demandeurs d'asile ». En ce moment où les pays méridionaux de l'Europe doivent gérer des milliers de réfugiés de pays nord-africains, « la solidarité ne doit pas rester un vain mot », dit encore Staffan Nilsson qui ajoute que dans l'UE « la solidarité ne doit pas avoir de frontières ». (S.P.)