Bruxelles, 28/10/2009 (Agence Europe) - À la veille du Conseil européen qui doit adopter le mandat de négociation pour la conférence climatique de Copenhague, le WWF estime que l'Europe se trouve devant un choix décisif: soit être à la remorque de la politique climatique mondiale pour l'après-2012 ou au contraire la façonner. Pour mettre un terme aux hésitations des ministres de l'Économie et aux contradictions de l'UE, l'ONG de protection de la nature presse les chefs d'État et de gouvernement de l'UE de suivre la voie ouverte par ses ministres de l'Environnement plutôt que le message confus de ses ministres de l'Économie.
« Dans un monde où d'autres pays chiffrent les coûts économiques de la catastrophe climatique et évaluent les bénéfices économiques de nouvelles sources d'énergie propres, l'Europe peut soit être à la traîne, soit aller de l'avant sur la base des décisions qui seront prises cette semaine. L'Europe peut soit jouer un rôle équitable dans le financement d'un accord climatique juridiquement contraignant à Copenhague, soit regarder en spectateur les autres saisir les opportunités », déclare Jason Anderson, expert du WWF à Bruxelles. Rappelant que le marché mondial pour les biens et services environnementaux pourra plus que doubler d'ici à 2020, il estime que ce sont les ministres de l'Environnement qui ont jeté les bases d'une nouvelle économie. Et d'ajouter: « Le WWF et le monde préféreraient que les dirigeants européens avancent avec la clarté des conseils environnementaux plutôt que dans la confusion des conseils économiques ». (A.N.)