Bruxelles, 28/10/2009 (Agence Europe) - Réunis lors du 4ème Conseil économique transatlantique (TEC), mardi 27 octobre à Washington, Européens et Américains ont confirmé leur engagement à réduire les barrières réglementaires au commerce transatlantique, en admettant néanmoins qu'une zone de libre-échange (ZLE) n'est pas à l'ordre du jour. « Le but (…) est de bâtir sur la base de la relation large et profonde que nous avons entre les États-Unis et l'UE pour trouver d'autres moyens d'intégrer nos économies », a expliqué, à l'issue des travaux, le vice-conseiller à la Sécurité nationale pour les Affaires économiques internationales de M. Obama, et co-président du TEC, Michael Froman. Européens et Américains ont accepté d'identifier, d'ici la prochaine réunion du TEC, en 2010, les principaux secteurs où une coopération réglementaire accrue est nécessaire, tels que ceux de l'étiquetage, de l'efficacité énergétique et de la nanotechnologie. Les parties ont aussi confirmé leur intention de mettre sur pied un Conseil transatlantique sur l'énergie (EUROPE n° 10000), ainsi qu'un groupe de travail conjoint sur l'innovation, dont les travaux seront axés sur cinq domaines de coopération (parmi lesquels les technologies de l'information et de la communication, les technologies liées aux soins de santé et les technologies énergétiques propres). Comme nous l'avions annoncé (EUROPE n° 10006), aucune décision importante n'a été prise lors de cette réunion du TEC, qui se voulait de transition entre l'ère du président Barack Obama et celle de son prédécesseur, George W. Bush. Reste que les déclarations à la presse du commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, qui co-présidait le TEC aux côtés de M. Froman, laissent supposer que l'entente transatlantique en matière commerciale n'est actuellement pas des plus idylliques. « [La ZLE] n'est tout simplement pas à l'ordre du jour, et je ne pense pas qu'elle le soit dans un avenir proche », a répondu M. Verheugen à l'enthousiasme manifesté la veille par la ministre suédoise du Commerce, Ewa Björling, qui avait fait part au business américain de « l'intérêt croissant » en Europe pour un tel pacte commercial transatlantique. M. Verheugen a expliqué que les partenaires de l'UE et des États-Unis à l'OMC verraient d'un mauvais œil un accord bilatéral transatlantique, en pleine phase finale des négociations de Doha. Avant de faire valoir qu'une ZLE, qui vise le démantèlement tarifaire, n'est, ni nécessaire, puisque les tarifs douaniers européens et américains sont déjà très bas, ni appropriée, puisqu'elle ne répond pas à la convergence réglementaire nécessaire entre les deux parties pour réduire les barrières non tarifaires. (E.H.)