Bruxelles, 28/10/2009 (Agence Europe) - L'agriculture, principale victime de la révision budgétaire ? Les intentions de la Commission européenne ont de quoi préoccuper les paysans de l'UE, qui se devaient de réagir (EUROPE n° 10004). Dans un communiqué de presse publié mardi 27 octobre, le COPA (Comité des organisations professionnelles agricoles de l'UE) et la COGECA (Confédération générale des coopératives agricoles de l'UE) demandent aux hommes politiques de l'UE de « s'assurer que des fonds suffisants soient consacrés au maintien d'une politique agricole commune forte après 2013 ». Une telle ambition est nécessaire, selon les organisations agricoles de l'UE, si l'on veut « relever les défis toujours plus présents de la sécurité de l'approvisionnement alimentaire et de la lutte contre le changement climatique », écrivent le COPA et la COGECA. « Les agriculteurs européens ont déjà suffisamment souffert des récentes crises sur le marché, notamment dans les secteurs des céréales, du lait et de la viande porcine. Une PAC forte est donc essentielle pour l'après 2013 (…) Si les politiques ne sont pas mises en place, bon nombre d'agriculteurs vont devoir cesser leurs activités, ce qui se traduira par un exode encore plus marqué des zones rurales de l'UE », commente Pekka Pesonen, le secrétaire général du COPA-COGECA. (L.C.)