Bruxelles, 19/01/2009 (Agence Europe) - Prévu le 2 avril à Londres, le prochain sommet des puissances économiques du G-20 devrait donner un nouvel élan aux négociations multilatérales du round de Doha, dans l'impasse depuis l'échec de la ministérielle de juillet 2008 (EUROPE n° 9714). En attendant, la pression reste sur les États-Unis, comme en atteste l'appel lancé à son nouveau président Barack Obama par le secrétaire d'État britannique aux Entreprises, Peter Mandelson. « Le leadership américain sera le facteur décisif pour un accord (…) Les impasses, les unes après les autres, ont émoussé la confiance entre certains négociateurs clés, ceux des États-Unis et de l'Inde notamment. Un nouveau leadership américain serait l'occasion de relancer l'Inde après ses élections générales au printemps et de construire la confiance et le compromis nécessaires sur la sauvegarde pour le commerce agricole des pays en développement, à l'origine du blocage des négociations (…) Les États-Unis seront aussi dans une position forte pour relancer les discussions sur les produits industriels, d'une façon qui réponde aux besoins des fabricants américains tout en maintenant à la table des partenaires comme la Chine, le Brésil et l'Inde », écrit l'ex-commissaire au Commerce dans le Wall Street Journal du 13 janvier. « L'Europe et les États-Unis ne peuvent pas s'attendre à être payés au dollar près pour les concessions qu'ils feront en supprimant leurs subventions agricoles qui faussent les échanges. Mais ils peuvent légitimement exiger de la Chine, de l'Inde, du Brésil et des économies émergentes qu'ils acceptent de nouveaux plafonds pour leurs droits de douane et leur réduction juste et flexible », conclut-il. (E.H.)