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Bulletin Quotidien Europe N° 9456
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

Premier signe de division entre pays en développement en matière d'accès au marché industriel

Bruxelles, 27/06/2007 (Agence Europe) - Doit-on y voir un signe traduisant la fragilité de la vaste plateforme des pays en développement dont les deux émergents du G-20, le Brésil et l'Inde, se sont faits les porte-parole ? Le Chili, la Colombie, le Costa Rica, Hong-Kong, le Mexique, le Pérou, Singapour et la Thaïlande ont proposé lundi un nouveau compromis concernant les modalités de libéralisation des échanges sur les produits industriels (NAMA) qui s'écarte des positions brésilienne et indienne. Dans leur proposition, dont EUROPE a obtenu une copie, ces huit pays demandent de plus grandes concessions pour les pays développés via un coefficient de réduction tarifaire pour les NAMA « inférieur à 10 » pour ces pays et offrent une plus grande ouverture de leurs marchés industriels à la concurrence étrangère via un coefficient applicable pour eux-mêmes « compris entre les 'upper teens' et les 'low twenties' », autrement dit compris dans la tranche 15-25. Sous la bannière du groupe de négociation appelé « NAMA-11 », l'Afrique du Sud, l'Argentine, la Bolivie, l'Egypte, l'Indonésie, la Namibie, les Philippines et la Tunisie, emmenés par le Brésil et l'Inde, avaient proposé, à la veille de la réunion de Potsdam (EUROPE n° 9451-9453), un coefficient de réduction tarifaire sur les NAMA applicable pour eux-mêmes sous la formule « suisse » de 35. Selon plusieurs sources, à Potsdam, le Brésil et l'Inde ont mis sur la table un coefficient de 30 pour les pays en développement et tout au plus montré quelques velléités d'accepter de descendre à un coefficient de 25 environ moyennant acceptation par l'Union et les Etats-Unis des conditions du G-20 en matière agricole. Un chiffre loin des exigences des pays développés qui souhaitent limiter à 10 pour eux-mêmes et à 15 pour les pays en développement le montant maximum des droits de douane sur les NAMA. « Les pertes et les gains perdus associés à un échec ou une suspension du round de Doha sont de loin supérieurs aux coûts d'un accord moins que parfait », souligne la proposition des huit pays cités plus haut. « Il est temps que tous les membres de l'OMC fassent preuve de la flexibilité requise pour conclure les négociations d'ici début 2008 au plus tard », ajoutent-ils. Invité par EUROPE à commenter cette nouvelle proposition, le porte-parole du commissaire au Commerce Peter Mandelson s'est félicité d'un « premier pas en avant qui va dans la bonne direction ». (eh)

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