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Bulletin Quotidien Europe N° 9441
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/moyen-orient

Javier Solana veut aller de l'avant et n'exclut pas l'éventualité d'envoyer une force internationale de paix à Gaza

Bruxelles, 07/06/2007 (Agence Europe) - « Il est temps d'avancer », a déclaré mercredi le Haut représentant de l'UE pour la PESC, rappelant que « la seule solution (au conflit israélo-palestinien dans la bande de Gaza) est un processus de paix rapide » avec un cessez-le-feu « dès que possible ». Il faut en finir avec la politique de gestion de crise et agir pour mettre fin à un conflit commencé il y a quarante ans, a répété Javier Solana lors de son intervention devant le Parlement européen, rejoint en cela par la plupart des députés qui ont critiqué l'inertie internationale, le silence coupable et le manque de courage politique.

« Pour la première fois, l'idée d'une force internationale n'a pas été écartée », a souligné
M. Solana, martelant: « Les Israéliens sont intéressés par cette idée, les Palestiniens sont intéressés par cette idée, les Egyptiens sont intéressés par cette idée ». Deux groupes politiques de la Knesset lui ont même confié qu'il était peut-être temps d'envisager un tel projet, a ajouté M. Solana, qui a par ailleurs confirmé que le Quartette (Etats-Unis, UE, Russie et ONU) rencontrerait les Israéliens et les Palestiniens avant la fin du mois.

L'idée d'une force internationale pour éviter l'aggravation du conflit à Gaza a été approuvée par plusieurs députés, dont David Hammerstein (Verts-ALE, Espagnol) ou Pasqualina Napoletano (PSE, Italienne), qui a aussi demandé la tenue d'une réunion extraordinaire de l'Assemblée parlementaire d'Euromed pour discuter de la situation. Selon Brian Crowley (UEN, Irlandais), l'UE a donné un « mauvais signal » lorsqu'elle a gelé l'aide directe à l'Autorité palestinienne après les élections législatives de janvier 2006. La réponse européenne à la victoire du Hamas a été « désastreuse » et nous n'avons pas changé notre politique à l'égard du Moyen-Orient, a quant à elle déploré Véronique de Keyser (PSE, Belge). « L'UE a commis des erreurs et nous avons déçu les gens », a même estimé Angelika Beer (Verts-ALE, Allemande), plaidant pour une coopération utile avec le gouvernement d'union nationale. L'UE doit présenter un front uni pour soutenir le Quartette, a en revanche réaffirmé Ignacio Salafranca (PPE-DE, Espagnol), son collègue Britannique du PPE-DE, Charles Tannock estimant qu'il ne faut pas lever l'interdiction qui pèse sur le Hamas. Lors de sa réunion la semaine dernière, le Quartette a reconduit le mécanisme international temporaire (TIM) jusqu'en septembre. Dans le même temps, plus d'une centaine de parlementaires européens issus de tous les groupes politiques, ont appelé l'UE à reprendre l'aide directe à l'Autorité palestinienne (EUROPE n° 9427).

Au Liban, où l'armée est engagée dans de violents combats avec le Fatah al-Islam depuis près de trois semaines, « la crise est à son paroxysme à cause de la présence des mouvements terroristes dans le nord et au sud du pays », a par ailleurs jugé M. Solana. Et d'espérer que le futur tribunal international chargé de juger les assassins de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri « devrait débloquer la situation ». (ab)

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