Bruxelles, 07/06/2007 (Agence Europe) - Les réactions à propos des différentes initiatives prises mercredi par la Commission dans le domaine de l'asile (EUROPE n°9440) ont été relativement bien accueillies. « Il est important de voir le retour de la protection des réfugiés et des droits de l'Homme sur l'agenda de l'UE qui a longtemps été dominé par la lutte contre l'immigration illégale », s'est félicité Richard Williams, le responsable européen du Conseil européen sur les réfugiés et les exilés (ECRE). Selon lui, « l'objectif d'un système d'asile commun doit créer un espace où toutes les personnes cherchant une protection seront traitées de manière équivalente, avec des standards élevés, où qu'elles introduisent leur demande d'asile dans l'Union », a-t-il rappelé. Cette organisation souligne régulièrement les mauvaises conditions dans lesquelles sont accueillis les demandeurs d'asile dans l'Union (EUROPE n°9394). De son côté, la députée britannique des Verts Jean Lambert a rappelé que le règlement de Dublin contenait de nombreuses lacunes. « Nous devons donc développer et renforcer les capacités d'accueil dans les Etats membres ; l'assistance opérationnelle et les équipes d'experts sur l'asile font partie des outils proposés qui doivent être développés davantage », a-t-elle souligné.
A l'occasion de la présentation du livre vert, la Grèce a été pointée du doigt pour refus d'examiner les demandes d'asile qui lui sont renvoyées par d'autres Etats membres. « Les services de la Commission ont eu de nombreux contacts avec les autorités grecques sur ce sujet et ont reçu l'assurance que ces pratiques allaient changer », a indiqué à EUROPE une source européenne. « Toutefois, la législation grecque doit changer pour ne pas que la Commission soit convaincue de l'opportunité de lancer une procédure d'infraction », a ajouté cette source. (bc)
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