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Bulletin Quotidien Europe N° 9361
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/belarus

Alexandre Loukachenko invite Européens et Russes à une relation plus égalitaire avec Minsk

Bruxelles, 07/02/2007 (Agence Europe) - « Il est très difficile de nous briser. C'est même impossible. Et nul ne nous mettra à genoux », affirme Alexandre Loukachenko s'adressant à la fois aux Européens et aux Russes. Dans une interview accordée le 6 février à Reuters, le Président biélorusse reproche à l'UE sa volonté d'isoler son pays et dénonce le rapport de force imposé par Moscou. Pas question d'une part de donner suite aux « demandes impossibles » de l'UE sur la liberté des médias, les standards des élections et l'Etat de droit, ni, d'autre part, de tolérer l'«acte barbare » de Moscou qui, au début 2007, a doublé le tarif du gaz livré au Bélarus.

« Que ces actions aient été entreprises par notre allié, le pays qui nous est le plus proche, fut terriblement douloureux », souligne M. Loukachenko, pour qui « la Russie doit abandonner son attitude de superpuissance et sa manière de nous regarder avec condescendance comme un 'petit frère' ». Une hausse qui pourrait avoir des conséquences lourdes pour la croissance du Bélarus et coûterait, selon son Président, quelque 5 milliards de dollars par an, soit 10% de son PIB. Et de souhaiter des relations plus égalitaires avec Moscou, en insistant: « Le pouvoir biélorusse n'a introduit aucun changement fondamental dans sa politique. Biélorusses et Russes ne forment pratiquement qu'un seul et même peuple. C'est la base de notre politique. Mais nous ne tolérerons ni pressions, ni mensonges dans nos relations avec la Russie ». Les Européens ne sont pas en reste lorsque M. Loukachenko fustige l'impérialisme de ses voisins. « Nous avons toujours voulu nous asseoir à la même table qu'eux », mais les sanctions imposées par les Vingt-sept (interdiction de visas) ne facilitent pas les choses, selon lui. « Comment est-il possible de retendre des relations dans une telle atmosphère ? », s'interroge-t-il, en estimant que « cela ressemble davantage à la politique menée par la Russie et consistant à vous passer une corde autour du cou puis de dire: 'Parlons'». (ab)

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