Bruxelles, 07/02/2007 (Agence Europe) - Dès le début de sa Présidence de l'UE, l'Allemagne a misé sur la nécessité pour l'Europe d'intensifier ses efforts communs en vue de promouvoir le travail de qualité. Le Conseil EPSCO informel, qui s'est tenu du 18 au 20 janvier à Berlin, en a fait son cheval de bataille (voir EUROPE n° 9345/9349). La Commission quant à elle s'était engagée en faveur de la promotion d'un travail décent pour tous, « facteur de justice, de cohésion sociale et de performance économique » l'année dernière (voir n° 9199/9197). Dans ce contexte, la Confédération européenne des syndicats (CES) a organisé ces mardi 6 et mercredi 7 février à Bruxelles un colloque sur le thème: « Le travail décent et l'intégration du marché européen - Une contradiction ? ». La Fondation Hans Böckler, la Fondation Friedrich Ebert, le European Trade Union Institute for Research, Education, Health and Safety, la DGB (Fédération syndicale allemande) ont coopéré à l'organisation de ce « panel européen 2007 ».
A cette occasion, le Commissaire en charge de la Politique sociale Vladimir Spidla a répété ce qui avait été dit lors du Conseil informel EPSCO de Berlin sur ce qu'est un « travail décent, un travail de qualité ». « Un travail de qualité signifie avoir des salaires adéquats, avoir accès à l'apprentissage tout au long de la vie, concilier la vie de famille et la vie professionnelle, mettre l'accent sur le dialogue social et assurer l'égalité des chances pour tous comme veut le promouvoir l'année 2007 ». A propos de l'apprentissage tout au long de la vie, Vladimir Spidla a expliqué que « nous avons besoin de tous les niveaux d'éducation pour arriver à un travail de qualité, un niveau d'éducation pour les jeunes, un autre pour les moins jeunes, un autre pour les personnes âgées qui tous pourront dès lors bénéficier de l'apprentissage tout au long de la vie et rester à niveau sur le marché du travail ». Le Commissaire a fait remarquer qu'à ce stade, seuls 10% des travailleurs dans l'UE se donnent la peine de suivre un apprentissage tout au long de la vie. Enfin en ce qui concerne la « flexicurité », M.Spidla a rappelé que la Commission avait relevé, dans son rapport conjoint sur l'emploi 2005-2006, quatre éléments indispensables, à savoir qu'il faut: un contrat de travail flexible, une politique de marché du travail active dans les périodes de transition des travailleurs (c'est-à-dire lorsqu'ils se trouvent entre deux emplois), un système d'apprentissage tout au long de la vie, un système de sécurité sociale moderne qui soutienne les salariés si nécessaire et la mobilité. (gb)