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Bulletin Quotidien Europe N° 9361
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/serbie

En cas de sollicitation de Belgrade, l'UE pourrait accepter un léger délai des consultations entre Serbes et Kosovars, a indiqué Javier Solana

Bruxelles, 07/02/2007 (Agence Europe) - La Troïka de l'UE qui s'est rendue en Serbie mercredi pour tenter de convaincre Serbes et Kosovars de participer de façon constructive aux négociations sur les propositions de Martti Ahtisaari, semblait en mesure d'accepter un report des pourparlers, initialement prévus pour débuter le 12 février à Vienne. Si les Serbes font une demande officielle, les Européens seraient prêts à accepter un court report des consultations, pourvu qu'il ne s'agisse pas là d'une simple manœuvre dilatoire, a en effet indiqué mercredi Javier Solana, avant de rejoindre le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et le Commissaire chargé de l'élargissement, Olli Rehn, qui rencontraient en fin d'après- midi le Président, Boris Tadiæ, le Premier ministre, Vojislav Koštunica et le ministre des Affaires étrangères, Vuk Draškoviæ. « Je ne crois pas que l'on doive risquer notre crédibilité pour une question d'une semaine », a déclaré avant de se rendre à Belgrade le Haut représentant de l'UE pour la PESC, qui s'est aussi déplacé à Pristina pour s'entretenir avec le Président Kosovar, Fatmir Sejdiu, ainsi qu'avec des représentants des Serbes du Kosovo et de la KFOR. « Nous souhaitons qu'ils s'engagent (…) » et « tout ce qui est raisonnable du point de vue du temps est acceptable », a ajouté M. Solana, selon Reuters. Ouvrant la voie à une certaine souveraineté de l'actuelle province serbe, son plan, présenté vendredi dernier (EUROPE n° 9358), avait été accueilli favorablement par les Kosovars albanais, mais rejeté par les Serbes. Aucune majorité n'étant sortie des urnes lors des élections parlementaires du 21 janvier dernier (EUROPE n° 9349), les forces démocratiques réformistes peinent à se mettre d'accord pour former le gouvernement pro-européen que les Vingt-sept espèrent. Boris Tadic avait ainsi évoqué en début de semaine la possibilité d'un report des consultations. Les pourparlers entre les deux parties doivent durer jusqu'à fin février pour qu'ensuite le Conseil de sécurité des Nations Unies se saisisse de la question. (ab)

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