Tampere, 28/11/2006 (Agence Europe) - La conférence ministérielle de l'espace EuroMed, qui a débuté lundi soir par un dîner regroupant les 35 ministres des Affaires étrangères de l'UE et des pays du pourtour méditerranéen ainsi que de hauts responsables européens (M. Solana et Mme Ferrero-Waldner), s'est achevée mardi sur une note d'espoir en raison du cessez-le-feu annoncé par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert. Le Président en exercice du Conseil de l'UE, le Finlandais Erkki Tuomioja, a déclaré que « le moment était particulièrement important pour un examen de la situation au Moyen-Orient, le récent cessez-le-feu nourrissant l'espoir du retour du processus de paix ». D'autres parmi ses collègues, dont le ministre français Douste-Blazy, se sont exprimés dans le même sens. Le ministre français a estimé que les récents « développements positifs » étaient susceptibles de « recréer une dynamique de paix » et que, s'ils se confirmaient sur le terrain et que toutes les parties faisaient preuve de « responsabilité », l'UE devrait appuyer un gouvernement d'union nationale palestinien et reprendre son aide même s'il juge qu'en réalité l'Europe n'a pas cessé de soutenir financièrement la population palestinienne. Par ailleurs, selon des sources concordantes, Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères d'Israël, n'a pas fait état d'un calendrier détaillé en application des annonces faites par le chef de son gouvernement. L'essentiel est que l'esprit d'ouverture se soit exprimé et que le cessez-le-feu dure déjà depuis deux jours, estime-t-on du côté européen. Mais du côté arabe, selon Abdelouahab Derbal, chef de la mission de la Ligue arabe auprès de l'UE, Mme Livni a surtout cherché à capitaliser de la sympathie pour son pays mais ses propos « n'ont pas reflété les affirmations d'ouverture » exprimées par Ehoud Olmert. (fb)