login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8970
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europÉen/libÉraux

M. Rasmussen suggère une réflexion en trois points sur la Constitution

Bruxelles, 16/06/2005 (Agence Europe) - Réunis pour le Sommet du Parti européen des libéraux démocrates (ELDR), jeudi à Bruxelles, les Premiers ministres du Danemark, de Belgique, d'Estonie, de Roumanie et de Bulgarie se sont exprimés quelques heures avant l'ouverture du Sommet européen sur les deux sujets à l'ordre du jour: Constitution et perspectives financières. Sur la Constitution, Anders Fogh Rasmussen, Premier ministre danois, a déclaré: « Je regrette fortement les résultats des référendums en France en aux Pays-Bas ». Et il a suggéré une réflexion en trois points: d'abord, « chaque État membre devrait avoir l'opportunité d'exprimer sa position sur le traité » ; ensuite, des « clarifications » sont nécessaires, car « nous avons besoin de savoir que le texte ne sera pas rouvert », sinon la perspective d'un référendum « n'a pas de sens » ; enfin, si les choses ne sont pas assez claires, « nous devrions différer » le processus de ratification et utiliser ce délai « comme une période de réflexion » pour se demander comment « engager le public européen » dans le débat sur le futur de l'Europe, et comment « s'attaquer plus énergiquement aux réels problèmes » (voir autre nouvelle). Pour le Belge Guy Verhofstadt, la situation actuelle découle du fait que, « dans les dix à quinze dernières années, nous ne voulions pas ouvrir le débat sur ce que devrait être le statut final du projet européen ». Le Premier ministre belge a estimé que

« une bonne analyse est nécessaire » et espéré que le Conseil européen se mettra d'accord sur la nécessité d'une telle discussion. Andrus Ansip, Premier ministre estonien, a jugé que « il n'est pas raisonnable de rouvrir le texte du traité constitutionnel ». Il a rappelé que, malgré les excellentes performances économiques de son pays, le soutien de son peuple au traité constitutionnel est en baisse et ne touche plus que 25% de la population. « L'Europe a besoin de plus de temps pour ratifier », a-t-il poursuivi, en rappelant que l'Estonie avait choisi la voie parlementaire. « C'est le rôle des hommes politiques de trouver le meilleur moyen de communiquer et de montrer les avantages d'une Europe forte et élargie », a déclaré le Roumain Calin Popescu-Tariceanu, qui dit éprouver « une forte émotion » pour son premier Sommet européen. Simeon Saxe-Coburg, Premier ministre bulgare, s'est également exprimé en faveur d'une « analyse » des résultats du référendum, qui semblent « être un signal de douleurs croissantes », et a indiqué son attachement total à « ce projet merveilleux appelé Europe, spécialement pour les moins jeunes, qui savent ce que guerre et misère signifient ».

Sur les perspectives financières, le Premier ministre danois estime que le dernier compromis de la Présidence luxembourgeoise constitue « une bonne base », tout en indiquant que son pays avait proposé « un doublement » des aides en faveur de la « recherche » et de « l'éducation ». Guy Verhofstadt a salué les « énormes efforts » de la Présidence luxembourgeoise, jugeant « essentiel » que le Conseil européen puisse « montrer au public que nous continuons à travailler ». « Nous ne sommes pas extrêmement contents » des dernières propositions de compromis mais « nous sommes flexibles », a indiqué Andrus Ansip, en rappelant lui aussi la nécessité d'investir davantage dans la recherche et l'éducation. « Très optimiste », Calin Popescu-Tariceanu a espéré que, pour arriver à un compromis, les États membres seront capables de « penser davantage à l'intérêt général qu'à l'intérêt national ».

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES