Bruxelles, 14/07/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé l'acquisition de Minolta par Konica, sous réserve de certains engagements. Telle que notifiée, l'opération risquait en effet de créer une position dominante dans le marché des photomètres. Konica et Minolta sont deux fabricants japonais de produits d'imagerie (photocopieurs, appareils photos, etc.). L'enquête réalisée par la Commission a montré que les activités des deux sociétés sont largement complémentaires. Plus particulièrement, l'opération ne posera aucun problème de concurrence sur le marché des photocopieurs et des appareils photo, puisque l'entité issue de la fusion restera moins importante que les leaders actuels, Ricoh et Canon (pour les photocopieurs) et Olympus (pour les appareils photo). Par contre, les sociétés cumulent des parts de marché dans les secteurs des photocopieurs, des appareils photo compacts, des appareils photo numériques et photomètres. Le seul réel problème a été constaté pour le marché des photomètres où la nouvelle entité aurait joui d'une position dominante. Afin de le résoudre, Konica a offert de céder l'essentiel de ses activités dans ce secteur, à savoir la participation qu'elle détient dans l'entreprise japonaise Sekonic. La Commission, qui a travaillé en étroite coopération avec le ministère de la justice américain sur ce dossier, a accepté cet engagement qui résout le problème qui se posait. L'opération avait été planifiée dès le début janvier par les deux entreprises. La fusion se concrétisera par la création d'une holding commune baptisée Konica Minolta Holdings Inc, via un échange de titres au terme duquel seule l'action Konica restera cotée en Bourse. Les deux partenaires anticipent un chiffre d'affaires annuel de 1300 milliards de yens pour l'exercice 2005/2006.