Rome, 14/07/2003 (Agence Europe) - Le pacte de stabilité est certes un pacte de stabilité mais c'est aussi un pacte de croissance a lancé samedi, après la clôture de la réunion informelle réunissant les ministres en charge de la compétivité (marché intérieur, recherche, industrie) de l'UE, le ministre italien des Affaires européennes Rocco Buttiglione à une cinquantaine de journalistes accrédités à Bruxelles invités à Rome par la Présidence italienne. Se référant au plan d'action italien visant à stimuler la croissance, le ministre a expliqué en substance que, sans investissements dans les grandes infrastructures et la recherche, la compétitivité et la croissance de l'économie européenne pourraient bien ne pas être au rendez-vous, ce qui pourrait à terme être dommageable pour le pacte lui-même. Interrogé sur la compatibilité de ce dernier avec le plan de relance italien de l'économie, il est resté prudent; se prononçant en faveur d'une certaine flexibilité, il a toutefois esquivé en soulignant que l'affaire relevait de ses collègues de l'Economie et des Finances. Lors de l'informelle "Compétitivité", qui s'est tenue les 11 et 12 juillet, la Présidence italienne a relancé le débat sur le recours aux subventions publiques en faveur de la recherche, mais sans grand succès, la tendance générale étant à la réduction des aides d'Etat. Les Quinze se sont donc bornés à inviter la Commission à "poursuivre ses initiatives de modernisation et de simplification des procédures sur les aides d'Etat". Pour le reste, les ministres sont convenus de la nécessité "d'insuffler un nouveau dynamisme dans l'économie européenne en améliorant le fonctionnement du marché intérieur et en ouvrant de nouveaux marchés". Ils ont également tenté de préciser le rôle du Conseil "Compétitivité", et discuté du développement du capital-risque, des partenariats public/privé pour financer la recherche et les infrastructures et de la réorientation des fonds structurels vers des entreprises investissant dans la recherche.